21.06.2006
zapatero : Le Congrès des députés rejette une motion pour la reconnaissance de la "RASD" par l'Espagne
La Commission des Affaires étrangères du Congrès des députés espagnol a rejeté, mercredi, la motion d'un parti indépendantiste catalan appelant le gouvernement central espagnol à "reconnaître officiellement" la prétendue RASD, a-t-on appris auprès du Congrès. |
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20.05.2006
Le gouvernement Pakistanais salue l'initiative marocaine sur la question du Saha
Le Pakistan salue l'initiative du Maroc concernant la question du Sahara et appuie les efforts des Nations unies pour trouver une solution pacifique à ce problème, a indiqué, jeudi à Rabat, le Premier ministre pakistanais, M. Shaukat Aziz, à l'occasion des entretiens élargis qu'il a eus avec son homologue marocain, M. Driss Jettou.
Pour sa part, M. Jettou a déploré le fait que ce conflit artificiel constitue toujours un obstacle à l'édification de l'Union du Maghreb arabe et un handicap devant l'intégration économique à laquelle aspirent les peuples maghrébins frères.
Il a réitéré, à ce propos, la disposition ferme du Maroc à continuer à travailler avec l'ONU pour trouver une solution politique, négociée et définitive à cette question, dans le cadre de la légalité internationale et dans le respect de la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale du Royaume, tout en garantissant aux populations des provinces du sud la gestion de leurs affaires locales.
Lors de ces entretiens, les deux responsables ont souligné l'excellence des relations politiques existant entre le Maroc et le Pakistan, mettant l'accent sur la détermination des deux pays à développer leurs liens, notamment dans le domaine économique.
Pour M. Driss Jettou, l'association des hommes d'affaires à cette rencontre reflète l'intérêt qu'accorde les deux pays au renforcement de leur coopération économique, formant l'espoir que celle-ci puisse aboutir à l'établissement de partenariats à même de donner une véritable impulsion à ces échanges.
Il a indiqué, à ce propos, qu'il existe de grandes opportunités de partenariat à développer avec le Pakistan, notamment dans les domaines du tourisme et de l'agro-industrie.
Pour sa part, le Premier ministre pakistanais a souligné l'importance de promouvoir les liens économiques en développant les échanges commerciaux et les investissements, entre autres.
Rappelant la coopération distinguée de son pays avec le Maroc, notamment à travers l'Office chérifien des phosphates qui l'approvisionne en acide phosphorique, M. Aziz a fait savoir que son pays constitue un grand marché pour les produits fertilisants qui reste à explorer.
De même, le responsable pakistanais a salué les progrès réalisés par le Maroc dans le domaine du tourisme, soulignant la volonté de son pays de tirer profit de cette expérience. Ces entretiens ont été couronnées par la signature d'une convention sur la non-double imposition et la fraude fiscale (impôts sur le revenu), un mémorandum d'entente sur la coopération industrielle, en plus d'un programme d'application de l'accord culturel entre le Maroc et le Pakistan pour la période 2006-2011.
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L'UE soutient les efforts de l'ONU en faveur d'une solution au conflit du Sahara
L'Union Européenne (UE) "soutient les efforts des Nations Unies qui travaillent à une solution" du conflit du Sahara, a affirmé, mardi, la ministre autrichienne des affaires étrangères, Ursula Plassnik, à l'occasion de la réunion du Conseil d'Association UE-Algérie.
L'UE "soutient les efforts des Nations Unies qui travaillent à une solution (de ce) conflit difficile et long", a indiqué la ministre autrichienne, dont le pays assure la présidence semestrielle de l'UE jusqu'au 30 juin.
La chef de la diplomatie autrichienne a fait remarquer que la "question du Sahara occidental constitue un obstacle central" à la coopération régionale au Maghreb.
Le Conseil de sécurité avait adopté fin avril une résolution dans laquelle il réaffirme, "sa volonté d'aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable" concernant la question du Sahara, rappelle-t-on.
MAP
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25.04.2006
La Chine soutient tout une solution juste et définitive au problème du Sahara
La République populaire de Chine soutient tout projet qui favorisera une solution juste et définitive de la question du Sahara, a affirmé M. Cheng Tao, ambassadeur de Chine au Maroc.
Dans un entretien accordé à la MAP à l'occasion de la visite qu'entamera, lundi au Maroc, le Président chinois, M. Hu Jintao à l'invitation de SM le Roi Mohammed VI, M. Cheng Tao a indiqué que son pays espère qu'"une solution acceptable par les parties concernées pourra être trouvée le plus tôt possible au moyen du dialogue et de la concertation dans le but de sauvegarder la paix et la stabilité de la région et de réaliser le développement commun". Le diplomate chinois a ajouté que le gouvernement de son pays "apprécie les efforts déployés par le Maroc pour la solution politique consensuelle du problème du Sahara dans le cadre des Nations Unies". Sur un autre registre, M. Cheng Tao a indiqué que le Maroc et la Chine sont liés par une longue histoire d'échanges et une amitié traditionnelle profonde, rappelant que le Royaume a été le deuxième pays africain à avoir établi en 1958 des relations diplomatiques avec la Chine.
"Depuis 48 ans, les relations amicales entre la Chine et le Maroc se sont développées sans entraves sur la base du respect et de la confiance mutuels, de l'égalité et de l'avantage réciproque", a-t-il dit, ajoutant que le gouvernement de son pays souhaite que les deux parties continuent à promouvoir les échanges et la coopération dans tous les domaines. Après avoir rappelé la visite en 1999 au Maroc de l'ancien Président chinois Jiang Zeming et celle effectuée par SM le Roi Mohammed VI en 2002 à Pékin, le diplomate chinois a souligné que la visite d'Etat qu'effectuera le président Hu Jintao dans le Royaume constitue un évènement important qui va contribuer au développement des relations bilatérales. Selon M. Cheng Tao, cette visite sera l'occasion pour les deux parties d'échanger les points de vue sur les questions se rapportant aux relations bilatérales et celles d'intérêt commun, annonçant qu'une série d'accords de coopération couvrant les domaines économique, technique, scientifique, culturel et médical sera signée à l'occasion de cette visite. Invité à faire le bilan de la coopération bilatérale, le diplomate chinois a fait savoir qu'en 2005, les échanges commerciaux ont atteint 1,48 milliard de dollars, soit une croissance de 28,2 pc par rapport à 2004.
Il a rappelé la signature, en septembre dernier, de l'accord commercial entre l'Office Chérifien des Phosphates (OCP) et la société chinoise "Sinochem Corporation" en vertu duquel la Chine achètera annuellement du Maroc 800.000 tonnes d'engrais pour la période 2007-2011.
Les deux parties ont signé également un mémorandum d'entente pour la réalisation au Maroc d'un projet de joint-venture de fabrication de l'acide phosphorique. M. Cheng Tao a souligné, à cet égard, que la Chine s'emploiera à palier le déséquilibre commercial entre les deux pays, ajoutant que son pays comprend les préoccupations du Maroc au sujet de l'intégration du textile. Il a rappelé que, lors de sa visite au Maroc en mai dernier, le Vice-ministre chinois du commerce YU Guangzhou s'était entretenu avec les responsables marocains du secteur du textile, affirmant l'engagement de la partie chinoise à contribuer à la formation des cadres marocains dans le domaine du textile, ce qui donnera "une impulsion aux échanges et à la coopération entre les professionnels et les entreprises des deux pays et encouragera les entreprises chinoises à s'investir au Maroc". Cette formation bénéficiera à 60 techniciens marocains dans le secteur textile, a-t-il dit.
Par ailleurs, les investissements de la Chine dans le domaine de la pêche au Maroc s'élèvent actuellement à 150 millions de dollars, alors que les joint-ventures sino-marocains de pêche disposent de 70 navires avec plus de 2000 employés marocains, a-t-il ajouté.
Le diplomate chinois a également indiqué que son pays contribue aux grands chantiers d'infrastructures ouverts dans le Royaume, notamment les travaux du tunnel ferroviaire Borj Moulay Omar en 2004, la liaison ferroviaire Tanger-Ras R'mel, l'aménagement hydroélectrique de Tanafnit-El Borj, sans oublier la coopération dans le domaine de la santé qui connaît un succès remarquable. L'année 2005 a marqué le 30ème anniversaire de l'envoi des équipes de médecins chinois au Maroc. Depuis cette date, rappelle M. Cheng Tao, 107 équipes médicales chinoises comprenant 1.118 médecins ont été envoyées au Maroc. On compte actuellement 121 médecins chinois répartis dans 12 villes, sans compter les dons de médicaments et de matériels médicaux. En outre, la partie chinoise prend en charge sous forme de crédit à un taux d'intérêt préférentiel le projet de 6 polycliniques d'un montant de 125 millions de Yuans (1 Yuan =0,12 dollar), a encore indiqué le diplomate chinois.
M. Cheng Tao a enfin cité plusieurs autres secteurs tels l'agriculture, le tourisme et les télécommunications qui peuvent faire l'objet d'une coopération mutuellement avantageuse entre les deux pays. "Ces secteurs sont à même de promouvoir non seulement la connaissance mutuelle entre les deux peuples, mais aussi de contribuer à l'allègement du déséquilibre commercial" entre les deux pays, a-t-il conclu.
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10.02.2006
L’offre du Maroc bien accueillie
Etats-Unis. Un article du Washington Times revient sur l’offre marocaine et met en garde contre les conséquences d'un nouveau blocage pour toute la région. Seule solution viable et durable, l’autonomie sous souveraineté marocaine.
Les contours de l'offre marocaine d'autonomie pour les régions du Sahara se précisent de plus en plus à quelques semaines du mois d'avril, date où le Royaume devra soumettre son plan au Conseil de sécurité de l'ONU.
Selon le Washington Times, qui consacre un long article à l'offre marocaine dans son édition du mercredi 8 février 2006, le "Maroc est prêt à prendre ce risque comme un compromis".
Cette citation est de Taïb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, qui ajoute que le Maroc, quand tout le monde sera d'accord, pourra "garantir une autonomie de bonne foi". Cela pourrait passer par une totale dévolution pour la gestion des affaires de tous les jours, précise Nabil Benabdallah, ministre de la Communication, également cité par l'article du Washington Times. Ce dernier affirme qu'il ne saurait être question d'autonomie (Self-government) et que le Maroc aura toujours à sa charge des aspects de souveraineté comme la défense et les affaires étrangères.
L'offre du Maroc est saluée par Robert Holley, le directeur exécutif du "Moroccan Center for Policy", qui estime que le Royaume créera ainsi un précédent pour une nation multiple qui s'est toujours opposée au séparatisme.
Pour le directeur de cette ONG œuvrant pour la consolidation des relations entre le Maroc et les Etats-Unis, l'offre du Royaume est "politiquement courageuse" pour les risques qu'elle comporte. Ce à quoi font écho des officiels marocains qui considèrent que, faute d'un compromis, les choses pourraient empirer.
Ils avertissent que si une solution politique n'est pas trouvée, c'est le Sahel, région aux frontières incontrôlables, qui risque de devenir un terreau fertile pour le terrorisme et des groupes comme le GSPC.
Khalid Zerouali, directeur de la migration et de la surveillance des frontières au ministère de l'Intérieur, renchérit en affirmant que la moitié des 10.000 soldats du Polisario ont effectué des stages à Cuba pour se familiariser avec les techniques de sabotages. Un "savoir" qui pourrait être utilisé par les groupes terroristes.
La journaliste du Washington Times fait intervenir un analyste qui affirme que le Maroc, surtout depuis les derniers rebondissements dans ses régions du Sud et les menaces du Polisario de reprendre les armes, avait subi des pressions de la part des Etats-Unis pour formuler une proposition capable d'encourager des négociations avant qu'intervienne une escalade.
La raison en est toute simple, estime cet analyste qui affirme que les Américains n'ont pas les forces nécessaires pour maîtriser un conflit dans la région du Sahel. Les autorités marocaines, écrit la journaliste Jennifer Joan Lee, affirment que des pressions internationales pourraient amener l'Algérie à "faire un pas" pour résoudre ce conflit.
"Nous offrons quelque chose qui aidera l'Algérie à sauver la face", affirme Taïb Fassi Fihri qui conclut en disant que ce pays aussi doit prendre part à ce compromis. Compromis déjà rejeté par le Polisario dans une récente lettre à l'ambassadeur américain auprès de l'ONU et président, pour février 2006, du Conseil de sécurité.
Dans cette lettre, les amis de Mohamed Abdelaziz disent s'en tenir au référendum sur l'indépendance.
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27.01.2006
Plusieurs participants à la conférence de Las Palmas sur le Sahara étonnés du boycott de la rencontre par les amis du "Polisario
Las Palmas, 26/01/06 - Plusieurs ex-hauts fonctionnaires de l'ONU, spécialistes du dossier du Sahara, se sont déclarés étonnés du boycott de la conférence "Sahara: Visions pour le futur" par les sympathisants du "Polisario" qui ont mis en doute la neutralité de cette rencontre internationale.Lors d'un briefing avec les journalistes marocains devant couvrir cette rencontre, qui doit s'ouvrir jeudi soir à Las Palmas, les spécialistes de renommée internationale qui interviendront lors de la conférence ont affirmé qu'ils sont venus exposer leur points de vues et leurs visions sur ce conflit, en se basant sur leur expérience comme anciens hauts responsables de l'ONU, chargés du dossier.
Ils ont insisté sur la nécessite de parvenir à un accord qui soit accepté par toutes les parties, soulignant qu'il s'agit d'une condition sine qua non pour la viabilité de toute solution de ce conflit.
Cette conférence vise à ''examiner les visions et les propositions pour dynamiser le processus de règlement de la question du Sahara, qui se trouve actuellement dans une +impasse profonde+, a affirmé M. Charles F. Dunbar, Ex- représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara.
M. Dunbar a évoqué la proposition du Maroc d'accorder une autonomie à ce territoire, sous sa souveraineté, soulignant qu'il faut attendre "le contenu et les détails de la proposition marocaine" avant de se prononcer sur cette offre.
De son côté, M. Erik Jensen, ancien secrétaire général adjoint de l'Onu, et ex-représentant spécial au Sahara, a qualifié de "regrettable et bizarre", le désistement de l'ancien président du gouvernement canarien, Roman Rodriguez et du professeur espagnol Carlos Ruiz, qui ont annoncé leur refus de participer à la conférence de Las Palmas.
"En Espagne en général et aux Iles Canaries en particulier, il y avait une grande sympathie avec le +Polisario+, mais le plus intéressant et le plus important, c'est que j'ai relevé un changement dans la position d'une partie de la classe politique espagnole qui penche de plus en plus pour une solution mutuellement acceptable par les parties", a-t-il ajouté.
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31.12.2005
M. Mohamed Benaïssa: l'exécutif disposé à renforcer la coordination avec les forces vives pour le triomphe de la cause nationale
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Mohamed Benaïssa a souligné, mercredi, que le Gouvernement est entièrement disposé à renforcer la coordination et la coopération avec toutes les forces vives pour faire triompher la question de l'intégrité territoriale du royaume, en application des Hautes Orientations Royales contenues dans le discours du trône de cette année visant la dynamisation de la diplomatie parallèle parlementaire, partisane, économique, culturelle, médiatique et associative.
Répondant à une question orale à la Chambre des représentants sur "le rôle de la diplomatie parallèle dans la défense de la question de l'intégrité territoriale", le Ministre a ajouté que le Gouvernement déploie tous les efforts pour défendre la question de l'unité territoriale du Royaume, laquelle question qui concerne tous les marocains, abstraction faite à leurs appartenances politique et sociale" et ce, dans le cadre d'une mobilisation générale pour contrecarrer les manœuvres des ennemis de l'intégrité territoriale du Maroc.
Le Ministre a souligné que l'unanimité nationale autour de la question de l'intégrité territoriale du Royaume, exige de renforcer la coordination entre toutes les composantes de la diplomatie marocaine, en consécration à l'esprit de patriotisme dans lequel se fédèrent toutes les initiatives et les actions pour défendre la légitimité de la cause sacrée du Royaume.
Il a, à cet égard, rappelé les visites effectuées, fin juillet dernier, par les partis représentés au parlement dans plusieurs pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique en vue de remettre des Messages Royaux.
M. Benaissa a mis en relief la contribution des Chioukhs des tribus, des élus et des acteurs sociaux issus des provinces du sud du Royaume, aux campagnes organisées régulièrement dans certaines capitales mondiales pour sensibiliser au volet humanitaire de ce dossier qu'il s'agisse des détenus, des disparus ou des séquestrés sur le sol algérien, a t-il précisé, rappelant la participation de plusieurs organisations de jeunesse marocaine en novembre dernier au congrès mondial de la jeunesse à venezuela.
Au niveau syndical, le Ministre a noté que trois centrales syndicales ont pris part au congrès syndical organisé en octobre dernier à Rome sur "l'avenir du Sahara".
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24.08.2005
Washington met le polisario hors jeu
Après la libération des 404 prisonniers marocains, l'heure est au recensement des Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf et Lahmada. Le HCR est l'organe le mieux indiqué pour mener à bien cette mission. | |
| Les Etats-Unis ont décidé de s'attaquer aux milieux qui tirent les ficelles dans l'affaire du Sahara et qui en profitent financièrement, en l'occurrence l'Algérie et le Polisario. Il ne fait aujourd'hui aucun doute que Washington veut en finir, une fois pour toute, avec ce dossier. Et elle a l'art et la manière pour atteindre cet objectif. En un mot, elle fait preuve de fermeté et d'intransigeance. En quelques jours, pour ne pas dire en quelques heures, la machine diplomatique américaine a fonctionné dans la région maghrébine. Indépendamment de leur discours édulcoré, l'Algérie et le Polisario sont les premières victimes de ce Tsunami américain. Et pour cause, ils ont accepté de libérer les prisonniers marocains, du moins ceux recensés par le CICR, sans piper mot. Après des années de refus et d'arrogance, l'Algésario (comme l'appellent les anciens détenus marocains de Tindouf) n'a qu'un seul choix : obéir au doigt et à l'œil aux instructions venues de Washington. Le sénateur américain Richard Lugar, qui a supervisé la libération des prisonniers marocains, a ainsi espéré, lors d'une conférence de presse organisée à l'issue de l'audience que SM Mohammed VI lui a accordée vendredi dernier, que cette libération "ouvrira la porte à des négociations entre les deux pays, le Maroc et l'Algérie, dans le cadre de l'ONU". Le polisario n'a pas eu droit de cité. Cela en dit long sur la vision américaine d'une solution au conflit au Sahara. Il ne faut pas s'étonner, si une rencontre au sommet réuni SM Mohammed VI et le président Abdelaziz Bouteflika, aux Etats-Unis, à l'occasion de la commémoration du quatrième anniversaire des attentats du 11 septembre. La libération des prisonniers marocains n'est pas une fin en soi. Reste, maintenant, le sort des détenus non identifiés par le CICR, des disparus et surtout des séquestrés Sahraouis dans les camps de Tindouf et Lahmada. Le Maroc, à travers le porte-parole de son gouvernement, Nabil Benabdellah, a réitéré une exigence importante : Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) doit être autorisé à pénétrer dans les camps afin de procéder à un recensement des populations qui s'y trouvent. Grâce à ce travail, la communauté internationale pourra savoir si ces Sahraouis sont des "réfugiés" comme le prétendent l'Algérie et le Polisario ou bien des "séquestrés" comme le soutient le gouvernement marocain. Le forcing américain ne sera efficace que si le HCR passe à l'action. Ceci-dit, les négociations entre le Maroc et l'Algérie ne porteront pas uniquement sur la question du Sahara. Les pommes de discordes ne manquent pas entre les deux pays. Le sénateur américain, président de la commission des affaires étrangères du Sénat, a ainsi espéré que le Maroc et l'Algérie entreprennent des initiatives pour la réouverture de la frontière terrestre algéro-marocaine, fermée depuis 1994. A maintes reprises, les responsables algériens ont estimé que cette réouverture ne bénéficierait qu'à l'économie marocaine qui, à en croire cette hypothèse, pourra récolter pas moins de 1,5 milliard de dollars annuellement. En somme, tous les dossiers que le Maroc souhaitait ouvrir avec l'Algérie qui opposait un niet catégorique, sont actuellement tombés dans le champ des intérêts américains. Il va sans dire que l'intervention américaine dans la région du Maghreb aura encore d'autres conséquences et peut éventuellement être liée aux derniers développements en Mauritanie. D'un point de vue plus global, la réussite de ce "coup" pour Washington reflète l'échec de la diplomatie française et de son influence ancestrale, incapable d'imposer une paix durable dans la région. La réaction marocaine de soulagement ne fait aucun doute et ne mérite même pas d'être démontrée. Mais rappelons quand même que 404 citoyens marocains et des militaires tombés entre les mains de l'ennemi sont retournés au pays. Les efforts de la diplomatie marocaine, de la société civile ont donné leurs fruits. Les Etats-Unis ont fini par adopter la vision marocaine des choses, à savoir que la question du Sahara est avant tout une affaire entre le Maroc et l'Algérie. Aujourd'hui, la balle est dans le camp de cette dernière. Première réaction de sa part : le message adressé par le président Abdelaziz Bouteflika au Souverain à l'occasion du 52ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple. Dans cette missive, le président Bouteflika a indiqué que "la célébration de cette date historique qui a soulevé et soulève encore les sentiments de patriotisme et d'unité chez tous les Maghrébins a été suivie par un soulèvement, en pareil jour de l'année 1955, des Algériens contre le colonisateur en signe de fidélité et de solidarité de la part du peuple algérien et de sa révolution avec le Maroc frère, Roi, trône et patrie". Et d'ajouter : "Je saisis cette opportunité riche de sens et d'enseignements pour vous réaffirmer notre ferme volonté et notre détermination à poursuivre la coopération et à œuvrer ensemble pour le développement des relations fraternelles et privilégiées entre nos deux peuples et pays frères en vue de l'édification de notre grand Maghreb arabe". Habitués à ce genre de promesses de la part de l'Algérie et de son président, les Marocains n'ont pas réagi à ces déclarations. | |
23:00 Publié dans * la diplomatie marocaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Après la libération des 404 prisonniers marocains, l'heure est au recensement des Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf et Lahmada. Le HCR est l'organe le mieux indiqué pour mener à bien cette mission.