26.06.2006

Khalil-ould-rachid : Ould Errachid appelle l'Algérie à respecter ses engagements envers l'ONU

Khalil-ould-rachid

Le président du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), M. Khalihenna Ould Errachid, a appelé l'Algérie à respecter ses engagements envers l'Organisation des Nations Unies concernant la question du Sahara et qui consistent à ne pas s'ingérer dans le conflit et à ne pas dresser des obstacles devant la communauté internationale et les pays qui oeuvrent pour le règlement de ce problème.

Dans un entretien au journal "Asharq al Awsat" publié vendredi, il a appelé les autorités algériennes à honorer leurs engagements lorsqu'elles affirment ne pas être partie prenante dans ce conflit et qu' "elles n'ont pas de revendications sur cette question".


Interrogé sur la possibilité d'ouvrir un dialogue avec l'Algérie au sujet de la proposition d'autonomie pour les provinces du sud, M. Ould Errachid a indiqué que "nous voulons que l'Algérie ne dresse pas d'obstacles devant l'ONU et les pays désireux de régler cette affaire" et qu'elle encourage, par contre, "nos frères vivant sur son territoire à amorcer un dialogue avec nous afin que nous puissions sortir de cette impasse qui ne sert ni les intérêts algériens ni ceux du monde arabe et islamique".

Il a par ailleurs démenti l'existence "de profondes divergences" entre le Maroc et l'Algérie, estimant qu'il s'agit plutôt "de points de discorde d'ordre psychologique" entre les deux pays.

S'agissant de la position du "polisario" au sujet de la proposition d'autonomie, M. Ould Errachid a indiqué que ce projet "n'est pas destiné à un parti politique, une instance ou une organisation. Il s'agit de notre projet en tant que sahraouis et nous ne tolérons pas qu'une partie vient le saper".

D'autre part, M. Ould Errachid a qualifié le "polisario" d'"organisation politique militaire s'inspirant de l'ancien modèle socialiste basé sur le parti et la pensée uniques(...)".

20.05.2006

Désinformation sur les ondes de la Télévision Algérienne

Le wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia-Lhamra, Charki Draiss, a qualifié d' allégations mensongères manifestes les images diffusées, mardi soir, par la télévision algérienne sur de prétendues manifestations dans la ville de Laâyoune.

La télévision algérienne avait diffusé dans son journal de la soirée du mardi des images par lesquelles elle tentait d'accréditer l'idée qu'il s'agissait de manifestations qu'auraient organisées sous un temps pluvieux, des Sahraouis, à l'occasion de la commémoration de l'anniversaire de la création du Polisario. La télévision algérienne a diffusé ces images alors qu'une délégation du Haut Commissariat aux droits de l'Homme effectuait une visite dans la région.

M. Draiss a indiqué que "tout ce scénario dénote une maladresse manifeste dans la mise en scène et dans la conception car, tout simplement, aucune manifestation ne s'était déroulée à Laâyoune où le ciel était complètement dégagé, la ville n'ayant pas connu de pluies depuis plusieurs semaines". En vérité, la ville de Laâyoune vit, contrairement aux assertions de la télévision algérienne, dans un climat de stabilité et de quiétude.

03.01.2006

Le vrai visage de l’Algérie : (Un ennemi potentiel du Maroc)

La position de nos voisins algériens envers le conflit du Sahara marocain complique de nouveau les relations entre Rabat et Alger et déteint sur l’ensemble du Maghreb. Contrairement à ce que certains parties hommes politiques marocains veulent nous faire croire, les données de la réalité géopolitique confirment que l’Algérie est cohérente et que sa position obéit à une stratégie très claire que vise à affaiblir le Maroc.

Le Polisario est considéré historiquement comme « made in Algeria ». La presse et la classe politique marocaines maintiennent, à raison d’ailleurs, cette thèse depuis 1975. Alger a toujours défendu les séparatistes dans les forums internationaux, surtout l’ONU. Le dernier exemple de cet inlassable soutien nous est fourni par le sommet arabo-latino américain tenu au Brésil, le 5 mai dernier.
Il est vrai que l’appui algérien au Polisario a diminué à la fin des années 90, parce que ce pays avait des problèmes internes inhérents au terrorisme. Mais la nomination par l’appareil militaire d’Abdel Aziz Boutflika à la présidence du pays a signifié un changement important et radical. Cette nomination a comme autre nom « le retour de l’un des créateurs du Polisario et l’un des symboles de la doctrine Boumediene » qui avait toujours comme but de réduire à néant la présence marocaine au niveau international.
La diplomatie marocaine, après les dernières rencontres entre des responsables algériens et marocains, et notamment celle du roi Mohammed VI avec Boutflika en mars dernier au sommet arabe, a cru qu’Alger va reconsidérer sa politique envers le conflit du Sahara en adoptant une position plus souple et plus compréhensive. Mais elle a oublié que Bouteflika est resté fidèle à lui-même, ignorant que le monde est en train de changer. Il a ainsi reaffirmé à maintes reprises son appui inconditionnel aux séparatistes sahraouis en profitant de toutes les occasions pour exprimer haut et fort cette position. La dernière en date est la lettre de félicitations envoyée la semaine dernière à Mohamed Abdel Aziz à l’occasion du 32ème anniversaire de ce qu’il appelle « le déclenchement de la lutte contre la colonisation marocaine au Sahara occidental ».
Selon plusieurs et différentes sources politiques marocaines et espagnoles, la diplomatie de Rabat a mal calculé voire sous-évalué la conjoncture, en croyant en un possible changement de position algérienne. Cette situation confirme une nouvelle fois un manque de vision stratégique, car cette diplomatie s’est laissé berner par les déclarations trompeuses de nos voisins de l’Est.
Car tout indique que l’Algérie continuera à soutenir le Polisario, politiquement et financièrement. Aussi l’expérience et les données géopolitiques nous révèlent que l’Algérie, dopée par les prix du pétrole qui ne cessent d’augmenter, adoptera sans doute une politique plus agressive envers le Maroc qui doit finalement être conscient que ce voisin est malheureusement un ennemi par excellence et que toute relation avec ce pays doit tenir compte de cette donnée.

a voir aussi  :  Le conflit entre l’Algérie et le Maroc