23.06.2006

Kofi Annan : Kofi Annan " préoccupé " par la suspension des visites familiales par le "Polisario"

Kofi Annan

Le secrétaire général de l'ONU , M. Kofi Annan s'est dit, jeudi, " préoccupé " par la suspension des visites entre familles sahraouies dans les camps de Tindouf et leurs proches dans les provinces marocaines du sud, " du point de vue humanitaire ", espérant que ces visites puissent reprendre.

Lors d'une conférence de presse, tenue au Palais des Nations à Genève, M.Annan a d'autre part regretté que la délégation du haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (HCDH), qui s'était rendue récemment au Maroc et dans les camps de Tindouf, se soit vue obligée d'écourter sa mission.

La délégation du HCDH avait annulé l'étape algérienne de sa mission, rappelle-t-on.

MAP

05.06.2006

Situation Explosive dans les camps de Tindouf

Tindouf

Les camps de Tindouf demeurent le théâtre de violentes manifestations, exprimant la condamnation et le refus catégorique des séquestrés, dans ces camps, des pratiques inhumaines et barbares dont ils sont l'objet de la part des responsables du polisario, et des arrestations qui ont ciblé des membres de la tribu Rguibat Laayaycha dans le "camp du 27 février", apprend-on de sources sûres.

Selon des témoignages sonores recueillis sur place et diffusés par la station régionale de la télévision marocaine à Lâayoune, un grand nombre de personnes ont été arrêtées suite à ces violentes manifestations qu'a connues ledit camp et qui ont été sauvagement réprimées par les bourreaux du polisario, faisant plusieurs blessés dans les rangs des manifestants, dont certains sont dans un état grave.


Parmi les personnes arrêtées figurent Saleh Ould Al Foukra, Salem Ould Alioua, Abderahmane Ould Mohamed Hamoudi Ould Daf, Alouat Ould Mohamed Salem Ould Baâli, Mohamed Al Bachir Ould Al Mokhtar Ould Al Bilal, Hamoudi Ould Al Mostafa Ould Al Wali, Badr Ould Hamoudi Ould Sidi Abdallah, Lahbib Ould Salma Ould Abdallah, Al Bachir Ould Al Hassan, Zakaria Ould Mohamed Abdallah, Al Mostafa Ould Mohamed Lahbib, Ahmatou Ould Al Bilal Ould Bibi, Hdiya Ould Salama Ould Anafaâ, Mohamed Lamine Ould Slama Ould Anafaâ, Hbadi Ould Hmimid, Hmatou Ould Mohamed Ali Ould Mohamed Cheikh Ould Al Bilal, Hmatou Ould Sayed Ahmed Mohamed Lamine, l'enfant Abdallah Ould Hdiya Ould Slama Ould Anafaâ et Lâabad Ould Sidi Mohamed Ould Anafaâ.

Parmi les personnes séquestrées qui sont toujours recherchées par les bourreaux du polisario figurent Saleh Ould Hmida, Saleh Ould Mohamed Fadel Ould Boukhris, Mohamed Ould Sidi Ould Al Mehdi, Al Mine Ould Mohamed Yasslam Ould Al Miless, Salma Ould Hamoudi, Bachriya Ould Mohamed Lamine Ould Al Bachri. De nombreuses personnes ont été blessées, dont certaines grièvement, au cours de cette manifestation contre la répression et le despotisme des responsables du polisario. Parmi les blessés graves figurent Alouate Mohamed Baâli, Lahbib Salma Abdallah et Hmada Ould Mohamed Cheikh.

La station régionale de la télévision marocaine à Lâayoune a diffusé, jeudi soir, dans un spécial sur ce soulèvement, des témoignages par téléphone, dans lesquels un des séquestrés ayant requis l'anonymat, a donné un aperçu les événements en cours dans les camps de Tindouf.

" Des actes criminels ont été perpétrés contre nos familles par +la police+ et la +gendarmerie+ armées jusqu'aux dents qui ont arrêté plusieurs membres de la tribu Rguibat Laayaycha et conduits à la prison Dhaibiya, une des célèbres prisons du polisario", a-t-il déclaré.

Ce citoyen séquestré dans les camps de Tindouf a qualifié les actes des bourreaux du polisario de "réaction violente à une injustice flagrante" contre les membres de la tribu. Il s'agit également, a-t-il ajouté, "d'un acte criminel et provocateur qui trahit la rancune que nourrissent les dirigeants du polisario et à leur tête Hmatou Abdelaziz à l'encontre des fils de la tribu".

La répression des manifestations qui ont eu lieu a été violente et criminelle dans la mesure où un grand nombre de membres de la tribu susmentionnée ont été arrêtés, a indiqué ce séquestré, qui a cité les noms de certains d'entre eux, ainsi qu'une liste des personnes recherchées dont une femme dénommée Mahmouda Bent Hmida.

L'un des membres de la tribu a indiqué qu'il s'était rendu à Tindouf pour demander l'autorisation de voyager à Oran où sa mère doit subir une opération chirurgicale, mais sa demande a été rejetée à cause de la décision des services de renseignements algériens, en coordination avec les bandes du Polisario, d'interdire à tous les membres de la tribu de quitter les camps de Tindouf.

Il a affirmé que la situation est explosive dans ces camps. "Nous saisissons cette occasion pour interpeller les consciences, les défenseurs des droits de l'homme et les organisations internationales et leur demandons de faire en sorte que justice soit rendue et qu'un terme soit mis à l'injustice et à la répression dont sont victimes nos familles dans les camps de Tindouf", a-t-il dit.

Il a souligné que le temps est venu, après 30 ans de souffrances, de déchirement et de privations, de régler la question du Sahara pour "mettre fin à la tragédie, aux souffrances et à la tension ".

Et d'ajouter : " Assez de tragédies, de déshérence et de drames Une solution répondant aux spécificités de la région, qui satisfait toutes parties et qui donne à chacun son droit s'impose".

Un autre citoyen séquestré dans les camps de Tindouf et dont le témoignage a été diffusé par la station, a affirmé que ce qui s'est passé à Lahmada est inimaginable et incroyable. "Ce qui s'est passé est très dangereux ", regrette-t-il.

La dignité des hommes a été entamée et l'honneur des personnes a été bafouée, a-t-il ajouté, précisant que les gens ont été victimes de coups, de violations de leur dignité et d'humiliations et certains ont été gravement atteints.

M. Aïdi Ould Anafaâ, l'un des chioukhs de la tribu Laayaycha a déclaré, dans un témoignage téléphonique depuis la ville espagnole de Salamanque, que le jeune Al Abbad Ould sidi Mohamed Ould Anafaâ a été enlevé devant sa maison dans le camp de Rabouni, ajoutant que les membres de la tribu Réguibal-Laayaycha font toujours l'objet d'enlèvements et de répression dans les camps de Tindouf.

" La prison Adhaibia à Rabouni pullule de membres de cette tribu qui sont soumis à la répression, aux humiliations et aux différentes violations pour la simple raison d'avoir refusé la marginalisation, les souffrances et les tortures et affiché leur marocanité, soutenant l'autonomie sous le drapeau marocain et la monarchie constitutionnelle.

Il a indiqué que les dirigeants du polisario ont imposé le siège des membres de la tribu sur l'étendu des camps de Tindouf, fermé les voies menant de Rabouni vers Tindouf et le territoire mauritanien et arrêté tout membre de la tribu en déplacement pour les interroger.

Il a précisé que 75 femmes de la tribu observent depuis trois jours un sit-in devant le soi-disant siège du secrétariat général de Mohamed Abdelaziz réclamant la libération de leurs fils, maris et proches.

M. Aîdi Ould Anafaâ a appelé, en tant que cheikh de la tribu, le secrétaire général de l'Onu, les organisations de défense des droits de l'homme, le président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) et toutes les consciences à enquêter sur ces événements qui ont été marqués par l'humiliation et la violation de la dignité des membres de la tribu.

De son côté, M. Ramdane Masoud, membre du CORCAS et président de l'association sahraouie pour la défense des droits de l'homme, a dénoncé, dans un appel téléphonique depuis Las Palmas, la répression contre la violente manifestation intervenue dans les camps de Tindouf.

Il a indiqué à ce sujet que son association est en train de recueillir toutes les informations concernant ces événements et a entrepris des contacts avec plusieurs organisations internationales pour dénoncer la répression sauvage dont ont été victimes les manifestants.

MAP

15.02.2006

Manifestation à Tifariti contre l'indifférence des responsables «polisario»

Des centaines de personnes, transférées par la direction du "polisario" des camps de Tindouf à la région de Tifariti, prétextant qu'elles allaient participer à la commémoration du soit-disant anniversaire du 27 février, ont organisé dimanche d'imposantes manifestations pour dénoncer l'indifférence des autorités vis-à-vis des inondations survenues en fin de semaine dernière dans la région.

          Quel avenir pour le Polisario ? 

Des témoins oculaires ont indiqué que ces personnes, emmenées contre leur volonté par le "polisario" à Tifariti pour assister et animer les festivités du soit-disant anniversaire du 27 février, ont dénoncé, lors de ces manifestations, ces responsables pour n'avoir apporté ni aide ni soutien aux familles victimes des pluies diluviennes qui se sont abattues sur les camps, causant d'importants dégâts.

Les manifestants ont demandé aux organisateurs des "festivités" de les autoriser à regagner les camps de Tindouf en vue de s'enquérir de la situation de leurs familles dont ils ignorent le sort, comme ils ont se sont élevés contre l'attitude des responsables lors de cette catastrophe naturelle.

Les autorités ont brillé par leur absence et aucune aide n'a été apportée aux victimes, qui se sont retrouvées sans abri après la destruction de leurs prétendues habitations, qui se présentent sous forme de tentes sales ou de vieilles constructions en pisé, ont souligné ces témoins. Ils ont, en outre, qualifié d "irresponsables" les dirigeants du "polisario" qui, ont-ils précisé, après avoir réquisitionné les hommes et les jeunes des camps de Tindouf pour les obliger à participer aux "festivités", elles n'ont rien entrepris pour venir en aide aux victimes, pour la majorité des femmes, des enfants et des vieillards qui ont dû faire face, seuls, à la catastrophe.

Les pluies diluviennes qu'ont connues les camps ont suscité la colère des familles qui se sont retrouvées isolées et incapables de se déplacer, notamment en l'absence des hommes et des jeunes contraints par les responsables du "polisario" à aller à Tifariti, ont ajouté les témoins.

Ces pluies et inondations, qui ont emporté habitations et biens de la population, ont crée un climat de panique au sein des responsables du "polisario" qui, devant l'ampleur des pertes, n'ont rien entrepris en l'absence des membres de la prétendue "armée sahraouie", qui se trouvent à Tifariti pour préparer, sur ordre des responsables, "les défilés que le polisario envisage d'organiser pour commémorer le soit-disant anniversaire du 27 février", ont indiqué les mêmes sources. Dans une tentative de prévenir tout mouvement de désobéissance ou de rebellion parmi les habitants des camps, la direction du "polisario" a fait appel à l'Algérie pour lui demander de dépêcher des contingents militaires en vue de les aider à faire face aux effets de cette catastrophe naturelle.

12.02.2006

Pluies diluviennes dans les camps de Tindouf

Des pluies diluviennes, accompagnées d'orages et de vents violents, se sont abattues dernièrement sur les camps de Tindouf, détruisant plusieurs tentes et causant d'importants dégâts aux habitations en pisé et aux biens des populations.

Ces pluies ont attisé la tension dans les camps, dont les habitants se sont retrouvés seuls, face à cette catastrophe naturelle, sans la moindre assistance des "responsables" qui se sont éclipsés et ont laissé la population abandonnée à son sort dans la peur et la frayeur, ont rapporté des témoins oculaires. Plusieurs membres des familles séquestrées qui se trouvaient loin des camps ont été contraints de prendre contact avec leurs proches pour s'informer du sort de leurs familles suite à ces pluies que la région n'a jamais connues auparavant, ont précisé les mêmes sources. A défaut d'informations, ils ont imputé la responsabilité de ce qui pourrait arriver à leurs familles séquestrées dans les camps "aux responsables" qui persistent à maintenir en séquestration des vieillards, des femmes et des enfants dans des conditions inhumaines et sans le moindre respect des droits les plus élémentaires.

Les mêmes sources ont ajouté que plusieurs habitants des camps ont exprimé leur mécontentement devant l'absence des "responsables" du "polisario" qui se sont éclipsés lors de cette épreuve, dénonçant la pratique des "responsables" des camps qui se délestent de leur responsabilité chaque fois qu'ils se trouvaient en difficulté. Ils ont appelé les "responsables" du "polisario" qui les obligent à la soumission et à la séquestration en violation flagrante de toutes les chartes et traités internationaux, à assumer la responsabilité historique vis-à-vis des familles séquestrées et à lever le blocus qui leur est imposé afin qu'elles puissent regagner la mère patrie. Les mêmes sources indiquent que cette catastrophe naturelle a attisé la tension dans les camps de Tindouf en particulier chez les jeunes et certains cadres qui commencent à s'interroger sur leur sort sous l'emprise d'une direction faible et soumise, et incapable d'apporter assistance aux habitants qu'elle prétend représenter, affirmant que la seule solution est le retour au Maroc en vue de fuir les conditions de vie dramatiques dans ces camps. Ils ont appelé la communauté et les organisations internationales à intervenir pour mette fin au blocus et à cette mascarade qui n'a que trop duré.

MAP