02.06.2006

Manifestations violentes à Tindouf en protestation contre la répression

Tindouf

Les camps de Tindouf (Sud de l'Algérie) ont été, mercredi soir, le théâtre de manifestations violentes des habitants de tout âge en protestation contre la torture et la répression à l'encontre d'un jeune homme, nommé Habbadi Ould Hmimed, opposé à la thèse des séparatistes, ont affirmé des témoins oculaires.

Ce jeune homme a été arrêté mardi par les forces de sécurité du "polisario" et transféré à l'un des centres secrets de détention où il a subi toutes les formes de supplices de la part des tortionnaires du "polisario".


Selon les mêmes sources, ces manifestations, qui ont éclaté dans les camps du "27 février" et de "Smara", ont rassemblé hommes, femmes et enfants, ajoutant que les populations des autres camps se sont jointes à ces manifestations pour dénoncer les comportements barbares de la bande du "polisario".

Les responsables du "polisario" ont encerclé les manifestants faisant usage de tous les moyens de répression, ce qui a attisé la colère des populations séquestrées entrées dans des affrontements avec les forces de sécurité, précisent les mêmes sources, ajoutant que ces accrochages ont fait plusieurs blessés graves dont une personne nommée Hmida Ould Mohamed Ali Ould Mohamed Cheikh Ould Lablal qui, selon des témoins, a trouvé la mort suite à l'intervention sauvage des mercenaires.

Une dizaine de participants à ces manifestions ont été arrêtées et transférées vers des lieux secrets.

Les témoins ont affirmé que les habitants séquestrés ont essayé de se rendre au campement de la MINURSO, situé près des camps, mais les responsables du "polisario" les ont bloqués et empêchés de rencontrer les membres de la mission onusienne.

Face au blocus imposé par les forces de sécurité aux manifestants, un groupe de jeunes a mis le feu dans des locaux administratifs, brandi le drapeau marocain défiant ainsi les séparatistes et scandé des slogans dénonçant la politique de répression pratiquée par la bande du "polisario" à l'encontre des séquestrés.

Les manifestants ont crié leur désir ardent de regagner la mère patrie et exigé la levée du blocus dont ils font l'objet afin de rencontrer leurs familles et proches car ils ont trop souffert de la répression.

MAP

23.04.2006

Kofi Annan enterre le Plan Baker !

kofi annan

Le rapport du Secrétaire général des Nations Unies, M.Kofi Annan, au Conseil de Sécurité sur la question du Sahara marocain enterre définitivement le Plan de Paix Baker II et écarte toute solution imposée.

Dans ses aspects politiques, le rapport privilégie en effet la négociation directe entre toutes les parties comme seule démarche à même de permettre de dépasser l'impasse actuelle et favoriser l'émergence d'une solution politique consensuelle à ce différend, ce qui conforte la démarche actuelle du Maroc.


De même, le rapport reprend largement les conclusions de M. Peter Van Walsum, Envoyé Personnel du Secrétaire Général, exposées le 18 janvier dernier devant le Conseil de Sécurité, à savoir la préférence pour une solution politique consensuelle à ce différend, l'écartement de toute intention de soumettre un quelconque "plan", la reconnaissance que l'impasse politique constitue "une recette pour la violence" et que "la violence ne mènerait pas à un Etat indépendant au Sahara, mais condamnerait, plutôt, une autre génération de sahraouis à grandir dans les camps", l'appel à des négociations directes et sans conditions entre les parties, afin de parvenir à un compromis entre la réalité politique et la légalité internationale et la demande au Conseil de Sécurité d'inviter l'Algérie à participer aux négociations directes.

Le rapport expose largement la position du Maroc rejetant tout référendum avec l'indépendance comme option et plaidant en faveur de négociations sur un statut d'autonomie au Sahara. Il relève également la mise en place du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS) et son caractère inclusif et représentatif (Chioukh, représentants de la société civile et membres élus).

Le document responsabilise fortement l'Algérie et confirme clairement son implication dans le différend sur le Sahara, et ce à trois niveaux, en l'invitant nommément -avec la Mauritanie- à participer aux négociations directes, en constatant la réticence de certains pays à pousser vers des négociations directes en raison de leur désir de maintenir des relations amicales avec le Maroc et l'Algérie et en l'impliquant au sujet de la révision du nombre des bénéficiaires de l'aide humanitaire dans les camps de Tindouf (de 158.000 à 90.000).

Dans son rapport, le Secrétaire Général de l'ONU recommande la prorogation du mandat de la MINURSO pour 6 mois (jusqu'à fin octobre 2006) et exprime le souhait que cette période sera mise à profit par les parties pour "prendre des actions permettant de progresser vers une solution, juste, durable et mutuellement acceptable".

Dans les aspects militaires du rapport, le Secrétaire Général qualifie les célébrations de Tifariti de "violation de l'Accord militaire n 1", relatif au cessez-le-feu. Le rapport confirme le caractère dangereux des manifestations organisées par le "polisario" près du Mur de défense, ne fait plus référence aux soi-disant "zones contrôlées" et se félicite de la réduction des violations du cessez-le-feu grâce à l'accroissement de 25 pc des patrouilles de la MINURSO.

De même, le rapport reconnaît que la MINURSO n'a ni le mandat, ni les moyens pour traiter de la question des droits de l'homme, ce qui constitue une fin de non recevoir aux demandes du "polisario" et de l'Algérie pour l'élargissement du mandat de la mission de l'ONU aux aspects humanitaires.

Par ailleurs, le Secrétaire Général annonce l'accord des parties pour la mission régionale du Haut Commissariat aux droits de l'homme, à compter du 15 mai 2006.

Le rapport précise aussi que le "CICR continue de coopérer avec les parties au sujet des disparus", ce qui constitue un démenti aux allégations du "polisario" et de l'Algérie quant à la détention, par le Maroc, "de 151 prisonniers de guerre sahraouis".

Le document consacre également la réduction du nombre des bénéficiaires des programmes du HCR et du PAM (90.000 au lieu de 158.000). Toutefois, il ne fait aucune référence au refus de l'Algérie d'autoriser le recensement des populations des camps.

S'agissant des mesures de confiance, le Secrétaire Général se félicite de la reprise du programme de visites familiales entre les camps de Tindouf et les provinces du Sud et souhaite en augmenter le nombre des bénéficiaires, espérant que des séminaires apolitiques soient, également, organisés.

Le rapport confirme enfin l'ampleur du phénomène de la migration clandestine, notamment à l'Est du mur et annonce que la MINURSO, l'OIM et le HCR sont parvenus, à Genève, à une entente a ce sujet.

MAP

04.03.2006

Le Comité américain pour les réfugiés appelle l'Algérie à fermer les camps de Tindouf

Washington, 03/03/06 - Le Comité américain pour les réfugiés et les immigrés (USCRI) a appelé l'Algérie à fermer les camps de Tindouf à cause du calvaire enduré par les populations "confinées dans ces camps par le polisario, avec l'aval de l'Algérie".

"L'Algérie devrait fermer ces camps", souligne la présidente de l'USCRI, Mme Lavinia Limon dans un communiqué publié jeudi, appelant à reloger les populations dans des sites plus hospitaliers, suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues sur les camps.

L'organisation non-gouvernementale américaine, qui a indiqué que les inondations ont laissé 50.000 personnes sans abris et "littéralement démoli leurs habitations", a souligné que "dans tous les cas, la désolation de cet environnement inhospitalier n'est pas un fait nouveau, rendant l'ensemble de la population dépendant presque totalement de l'aide internationale''.

"Durant trois journées, des pluies torrentielles se sont abattues sur les camps près de Tindouf où le polisario, avec l'aval de l'Algérie, a confiné dans le désert quelque 90.000 réfugiés sahraouis pendant presque 30 ans", indique l'ONG, rappelant que des inondations similaires s'étaient produites en 1994.

L'ONG américaine, par la voix de sa présidente, insiste, d'autre part, que l'envoi de l'aide internationale aux camps de Tindouf "n'est pas la solution" et que ''l'Algérie devrait fermer ces camps''.

L'USCRI qui s'est fixée depuis 1911 comme mission la protection des réfugiés, l'aide des immigrants et la défense des libertés a lancé une campagne internationale contre le confinement et la mise à l'écart des réfugiés, soulignant que les conventions internationales reconnaissent aux réfugiés l'exercice le plus large possible de leurs droits humains fondamentaux afin qu'ils puissent vivre dignement, de manière libre et autonome.

En effet, dans une enquête sur "les réfugiés du monde en 2005", l'USCRI avait stigmatisé le déni de liberté de circulation dans les camps de Tindouf, en Algérie, ainsi que le blocus imposé par "le polisario" au tour des camps avec "l'aval" des autorités algériennes, ajoutant que ceux qui "parviennent à quitter les camps, sans autorisation, sont souvent appréhendés par les militaires algériens et remis aux responsables du +polisario+ avec lesquels ils coopèrent étroitement".

13.02.2006

Une ONG appelle à l'expulsion des membres du «polisario»

Le Conseil américain pour les prisonniers de guerre marocains (ACMP), a exprimé sa profonde préoccupation concernant la présence de membres du « polisario» sur le sol américain et appelé à l'expulsion des représentants de ce «groupe criminel», qui auraient fait de fausses déclarations pour l'obtention d'un visa d'entrée aux Etats-Unis, ainsi qu'au gel des avoirs que les séparatistes et leurs dirigeants auraient dans le pays.

Dans une lettre adressé au ministre américain de la Justice, Alberto Gonzalez, et dont copie est parvenue à l'agence MAP, l'American Council for Moroccan Pows, qui dénonce toutes les violations des droits humains commises par le « polisario» à l'encontre des milliers de Marocains qui sont toujours séquestrés sur le sol algérien, demande au département de la justice d'ordonner l'expulsion des membres de cette organisation criminelle qui auraient induit en erreur les services d'immigration US quant à leur affiliation à une organisation criminelle.

«L'ACMP voudrait demander à votre département d'interdire, à l'avenir, aux membres du polisario l'entrée sur le sol américain et de prendre des mesures pour geler les avoirs que cette organisation ou ses dirigeants pourraient avoir déposés dans notre pays», ajoute le conseil dans sa lettre au ministre américain de la Justice.

Le conseil, qui a exprimé sa fierté quant au rôle joué par les Etats-Unis dans la libération des derniers 404 prisonniers de guerre marocains en août dernier, a demandé, par ailleurs, à l'Attorney General Alberto Gonzalez de diligenter une enquête contre le « polisario» pour «les graves crimes de meurtre, torture, esclavage, kidnapping, séquestration illégale de personnes, trafic d'être humains, détournement de l'aide internationale, trafic, crime organisé et tout autre crime ou violation» commis à l'encontre des otages retenus contre leur gré dans les camps de concentration à Tindouf et ailleurs en Algérie.

La lettre affirme qu'il y a «des preuves irréfutables quant à l'implication directe des membres du ''polisario'' dans le meurtre, la mutilation, la torture, le travail forcé, le don obligatoire de sang, la famine et d'autres mauvais traitements infligés aux prisonniers qu'ils détiennent sous la supervision directe des agents de sécurité et de renseignements algériens».

Dans sa lettre, l'ACMP a tenu également à attirer l'attention du ministre de la justice américain sur l'implication du « polisario» dans le kidnapping de civils marocains et leur expatriation en Algérie ainsi que dans la déportation de milliers d'enfants sahraouis -certains à l'âge de 8 ans et même moins- à Cuba où ils sont soumis à un endoctrinement politique et à des entraînements militaires, obligés de travailler dans les plantations de canne à sucre et manufactures de tabac, et où ils subissent des abus sexuels.

Soulignant la position du Président américain George W. Bush sur le trafic des enfants, la lettre rappelle que le Président américain avait appelé, de la tribune des Nations unies, à de sévères châtiments à l'encontre des personnes qui exploitent la souffrance des enfants.

L'ACMP a appelé à cet égard le département de la justice à l'aider à traduire en justice les auteurs de ces horribles crimes pour qu'ils répondent de leurs actes, indiquant que le Conseil, au nom des victimes et de leurs proches, est en consultation avec des avocats au Maroc et aux Etats-Unis pour examiner la possibilité de poursuivre en justice devant des tribunaux américains les dirigeants de l'organisation criminelle du « polisario» qui ont ordonné ou qui auraient participé directement ou indirectement à ces crimes.

La lettre rappelle qu'il y a des lois dans la juridiction américaine qui permettent aux victimes étrangères et à leurs proches de chercher justice auprès des tribunaux américains pour des crimes de torture et meurtres commis à l'étranger par des étrangers.

«Notre espoir est que le département de la justice puisse et oeuvre avec notre organisation et d'autres organisations pour que les auteurs de ces horribles crimes répondent de leurs actes», souligne la lettre du ACMP.

09.02.2006

Famine a Tindouf

Tindouf

Les camps de Tindouf vivent ces jours-ci une situation marquée par un mécontentement général et une ébullition dus essentiellement à la réduction considérable des rations en produits alimentaires dont bénéficiaient les populations, décidée par les responsables du "polisario", rapportent des témoins oculaires.

Les mêmes sources précisent que les responsables du "polisario" ont réduit, dans le cadre des préparatifs de la célébration du prétendu anniversaire du 27 février, les rations des familles et des individus en produits alimentaires et procèdent à leur stockage dans la perspective de les consacrer aux invités qui viendront à "Tifariti" où les responsables du "polisario" ont décidé d'organiser ces "festivités" au lieu de les tenir dans les camps de Tindouf.

Les populations des camps ont condamné vivement ces pratiques ignobles qui attentent à la dignité de l'homme, dénonçant la réduction des rations déjà maigres dont elles sont approvisionnées. Elles soulignent que ces réductions sont une humiliation à leur égard, ajoutant qu'elles souffrent déjà de la faim et de la sous-alimentation car ce qu'elles reçoivent de ces rations ne leur permet même pas de manger à leur faim, puisque leur plus grande partie est vendue par les responsables du "polisario". Les populations se demandent ce que sera leur sort après la réduction de leurs rations.

Ces populations s'interrogent également sur les raisons qui amènent les organisations non gouvernementales à envoyer des produits alimentaires à destination des camps pour qu'ils y soient distribués aux séquestrés dont des personnes âgées, des femmes et des enfants, alors que les responsables du "polisario" les en privent et les détournent sous prétexte de les réserver aux invités qui prendront part aux "festivités du 27 février".

Le soi-disant "croissant rouge sahraoui", ajoutent les mêmes sources, a élaboré un rapport secret sur la grave pénurie des produits alimentaires que connaissent les camps, une pénurie, ajoutent-elles, qui a empiré ces derniers temps à cause du stockage de ces produits qui n'ont pas été distribués aux habitants dans le cadre des préparatifs des séparatistes auxdites "festivités".

Ce rapport secret, qui a fait l'objet d'une distribution restreinte, dans la mesure où seule une minorité de responsables en a pris connaissance, a attiré l'attention de la direction du "polisario" sur la gravité de la pénurie des rations alimentaires que connaissent les camps en ces jours et sur les mouvements de protestation et le désordre qui pourraient en résulter et qui seraient incontrôlables.

Le mécontentement des populations de ces pratiques abjectes s'ajoute aux vagues de protestations qu'elles avaient exprimées suite à la décision de la direction de transférer les "festivités de l'anniversaire du 27 février" à la région de " Tifariti " au lieu des camps de Tindouf.

Des témoins oculaires ont affirmé que les populations considèrent que le transfert du lieu des "festivités" des camps de Tindouf à " Tifariti " est du essentiellement à la crainte que ressent la direction du " Polisario " vis-à-vis des détracteurs de sa politique parmi les habitants et les cadres des camps, dont elle redoute qu'ils organisent des contres manifestations pouvant gâcher "la célébration de l'anniversaire" sur la réussite de laquelle parie la direction.

En transférant le lieu de "la célébration des festivités", les séparatistes cherchent également à isoler les habitants mécontents et à les assiéger à l'intérieur des camps loin des regards des délégations étrangères qui sont attendues à " Tifariti ".

Par ailleurs, la direction du "polisario"a intensifié, ces derniers temps, ses agissements visant à récupérer un plus grand nombre d'habitants qui ont préféré quitter les camps, pour les ramener dans la région, notamment à l'approche des "festivités du 27 février", dont les séparatistes veulent se servir pour susciter l'admiration des observateurs par un grand nombre de personnes, prétextant que celles-ci soutiennent leur thèse.

Les agissements de la direction du "polisario" dans ce sens ciblent, en particulier, les personnes d'origine mauritanienne qui avaient déjà fui les camps pour la Mauritanie, notamment après les informations faisant état de la découverte du pétrole dans ce pays avec ce que cela suppose comme changement de mode vie des habitants, dans le but de les attirer de nouveau et de les amener à retourner dans les camps, ont indiqué les mêmes sources.

Pour garantir le succès de leur plan, les responsables du "polisario" adoptent la politique de récupération avec les personnes ciblées et qui refusent de retourner dans les camps de Tindouf, en leur promettant certaines aides matérielles, en s'engageant à payer les dettes qu'elles ont contractées et en recourant à diverses autres formes de récupération.

30.01.2006

Malgré le boycott du «polisario» : Un «Master» et un franc succès

                       

Le premier tirage de la presse canarienne, le journal «La Provincia» a souligné vendredi le franc succès de la conférence de Las Palmas «Sahara: Visions pour le futur», malgré la tentative du «polisario» et de ses «amis» de saboter cette rencontre internationale.

La bénédiction du secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, qui a adressé un message d'appui à la conférence, la qualité des intervenants, dont trois hauts fonctionnaires de l'Onu, trois ex-présidents du gouvernement autonome canarien, l'actuel président canarien et deux experts de renommée internationale, constituent autant d'ingrédients pour la réussite de la conférence, soulignés par le journal.
«Malgré le boycott des polisariens et de leurs amis, la conférence internationale sur le Sahara a été un Master», écrit le directeur du journal, Angel Tristan Pimienta, qui cite plusieurs journalistes ayant couvert cette conférence, tenue jeudi soir au palais des congrès Alfredo Kraus de Las Palmas de Gran Canaria, capitale de l'archipel.
«De par le seul fait d'écouter de vive voix, d'avoir en face des personnalités aussi qualifiées de la diplomatie internationale comme Erik Jensen, ancien secrétaire général-adjoint de l'Onu et envoyé spécial pour le Sahara durant plusieurs années, Anna Théofilopoulou, haut fonctionnaire de l'Onu et adjointe de James Baker et Charles F. Dunbar qui a assumé des missions en Afghanistan, Dakar et au Yémen, la conférence internationale "Sahara: Visions pour le futur", avait un sens», estime le journal.

«Pour les journalistes, il s'agit d'un Master gratuit d'un niveau enviable: les briefings qui ont précédé la tenue de la conférence ont montré qu'il s'agit de personnes ayant une connaissance minutieuse du conflit et un grand entendement du phénomène» ajoute «La Provincia».
Critiquant sévèrement les «amis du polisario», réunis au sein du parti «Nueva Canaria», qui ont tenté vainement de saboter la rencontre, le journal assure que ces personnes ont des «visions myopes et étriquées qui réduisent le rôle qui échoit aux Iles Canaries comme point de rencontre».
«Il ne faut pas oublier qu'il y a moins de distance entre l'île de Lanzarote et le Sahara qu'entre Lanzarote et Tenerife», ironise le directeur de la publication pour matérialiser la myopie du lobby anti-marocain dans l'archipel canarien.
Dans un autre article, le journal a montré que le «polisario» et ses amis n'ont pas réussi à réunir plus d'une vingtaine de personnes lors d'une manifestation contre la rencontre, malgré le grand tapage médiatique qui a précédé cette mini-concentration.

06.01.2006

Plus de cent congressmen américains pour une solution politique

Plus de cent congressmen américains ont souligné la nécessité de doter les habitants des provinces du Sud d'un mécanisme d'autonomie dans le respect total de la souveraineté du Maroc et de son intégrité territoriale.

Dans une lettre adressée mercredi à la secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, les congressmen estiment que "les Nations unies ont besoin d'un plus grand soutien de la part des Etats-Unis et de nos alliés" pour parvenir à une "solution politique" de la question du Sahara, exhortant l'Administration américaine à fournir, à cet effet, l'appui nécessaire à l'organisation onusienne.
Considérant qu'une solution où il y aurait gagnants et perdants ne serait pas un succès, les 104 congressmen soutiennent dans cette lettre dont la MAP a eu copie, que les ''doléances des parties doivent être satisfaites en dotant les habitants du Sahara occidental d'un mécanisme d'autonomie dans le respect total de la souveraineté du Maroc et de son intégrité territoriale''. ''Nous ne devons pas permettre que cette question qui a perduré pendant longtemps menace davantage la stabilité de la région et mette en péril la sécurité et le progrès du Maroc", ont-ils souligné en rappelant les liens d'amitié séculaire qui unissent les deux pays.
La lettre attire, par ailleurs, l'attention sur ''les tensions grandissantes autour du problème du Sahara, les menaces persistantes de retour à la guerre proférées par le Polisario et les attaques menées contre la Mauritanie'' et avertit que ''la situation est à même d'engendrer des activités  extrémistes et terroristes qui peuvent mettre en danger, non seulement le progrès réalisé par le Maroc, mais également la stabilité de la région en général''. Saluant les ''progrès exemplaires'' accomplis par le Maroc grâce aux réformes entreprises dans les domaines politique, social et économique sous la direction de SM le Roi Mohammed VI, les législateurs américains soulignent l'intérêt qu'accordent les Etats-Unis à la stabilité et la prospérité économique du Maghreb, ''une importante région du monde arabe''. Les législateurs expriment, à cet égard, ''leur préoccupation grandissante'' concernant ''les agitations politiques croissantes dans la région'' et citent, dans ce contexte, l'attaque intervenue au mois de juin contre un poste militaire mauritanien.
Ils expriment également leur souci concernant ''les menaces continues de guerre contre le Maroc proférées par le Polisario, malgré les appels au calme émis par le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, et le Conseil de sécurité et les exhortations lancées aux parties au conflit autour du Sahara occidental de négocier une solution politique viable à ce problème persistant''. ''Nous avons été encouragés de voir que le secrétaire général a nommé un nouvel envoyé personnel pour le Sahara occidental et nous avons espéré que la libération" des détenus marocains à Tindouf, en Algérie, serait "un signal que cette question s'acheminait vers une solution politique'', écrivent les 104 membres du congrès américain. Les signataires, qui comprennent des représentants des partis républicain et démocrate, sont des membres influents du Congrès et siègent dans plusieurs comités.

a voir aussi :    Les arguments de l'Histoire contre les allégations du soi-disant Polisario

23.12.2005

Un rapport explosif de l'ESISC sur le Polisario

L’ESISC (European Strategic Intelligence and Security Center) a publié un rapport très intéréssant où il s'interroge sur le front Polisario en tant qu'organisation qui était née dans un contexte assez particulier avec son attachement à l'Algérie pour des raisons géostratégiques évidentes. Le rapport s'interroge aussi sur la crédibilité de cette organisation considérée comme une des séquelles de la guerre froide et qui pourrait constituer un obstacle à une solution politique négociée. Parmi les recommandations, le rapport stipule que l'Algérie devrait arrêter d'interférer et d'imposer son point de vue dans ce conflit qui ne la regarde pas.

"Dans le courant de l’été 2005, un conflit post-colonial vieux de trente ans s’est brusquement rappelé au souvenir d’un monde qui l’oubliait. Avec la libération de plus de 400 prisonniers de guerre marocains détenus par le Front Polisario et l’implication directe des Etats-Unis dans la région, c’est une nouvelle donne stratégique qui se fait jour pour le Maghreb. Si la perspective d’un référendum semble, de jour en jour, s’éloigner, la possibilité d’une solution politique se fait jour. Le Front Polisario a vocation à être l’une des parties prenantes à ces négociations. Mais le peut-il ? Pourra-t-il se débarrasser de son passé de violence et de son sectarisme ? Ne risque-t-il pas, au contraire, de devenir un facteur de pourrissement et de déstabilisation dans une région déjà « sensible » ? C’est pour répondre à ses questions que les chercheurs de l’ESISC se sont intéressés à cette organisation indépendantiste née durant la dernière phase de la décolonisation du Maghreb et durant la guerre froide – elle est un pur produit de ces deux phénomènes –, qui survit tant bien que mal dans le sud de l’Algérie et reste méconnue du grand public et de bien des décideurs politiques."

Pour lire le rapport :           

 http://www.esisc.org/LE%20FRONT%20POLISARIO.pdf

la source :    http://marocpluriel.hautetfort.com/

Remarques par Rep. Mario Diaz-Balart

« Très rapidement. .when que vous essayez de figurer dehors qui est qui, là sont des noms de « marque déposée ». Quand vous voyez « l'avant populaire » nommé vous déjà savoir que c'est un « avant communiste. » Ce groupe a été créé et financé par l'ancienne Union Soviétique. Cet « avant », ce groupe communiste et marxiste est maintenant commandé par Castro et Khadfi et eux veulent créer leur propre état dedans pendant que nous luttons une guerre contre le terrorisme. Imaginez, si vous, comme quel état serait s'il était commandé par ce groupe créé par ces états de terroriste. Ces personnes avec nous aujourd'hui vont parler environ, pas tellement de la grande question, mais plutôt, comment elle vit sous ce groupe de terroriste, le Polisario. Ce n'est pas une tragédie que juste uns une expérience, mais lui est une souffert par des milliers et des milliers de familles, qui doivent, malheureusement, vivre avec ceci. Nous sommes fiers d'avoir avec nous aujourd'hui, ces invités qui sont venus très de loin pour partager leurs expériences, la tragédie de chaque famille qui doit vivre avec ce prétendu « avant populaire. » Le Polisario essaye de se passer au loin comme avant amical et démocratique, mais nous savons que c'est vraiment un groupe de terroriste. Un groupe agressif, violent et de terroriste. Rien plus, rien moins. Merci d'être ici. »

Les agissements du ''polisario'' dans le sud algérien sont ''facteurs de destabilisation'' de la région (ASADEDH)

Madrid, 13/12/05- Des membres de l'Association sahraouie de défense des droits humains (ASADEDH) ont plaidé, lundi à Madrid, pour mettre un terme aux agissements dans le sud algérien de bandes de criminels armés, dont celles du ''polisario'', qui sont ''des facteurs de destabilisation'' dans toute la région.

MM. Ramdan Mesoud et Kachbar Hasana, qui étaient invités à un séminaire sur ''les Etats en faillite: le rôle des modèles de développement'', organisé par la Fondation pour les relations internationales et le dialogue extérieur (FRIDE), ont dénoncé l'implication de ces groupes criminels dans le trafic d'êtres humains et des armes, avec ''la permissivité des autorités algériennes''.

Dans une déclaration à la MAP, M. Ramdan a indiqué que l'objectif de l'ASADEDH était d'attirer l'attention de ses interlocuteurs en Espagne sur ''l'anarchie qui règne dans le sud algérien'' et le danger de connexions entre ces ''organisations mafieuses'' et les bandes terroristes qui agissent dans la région, rappelant l'attaque terroriste qui a visé le 4 juin dernier une base militaire en Mauritanie, à proximité de la frontière avec l'Algérie.

L'Association a également expliqué les menaces qui pèsent sur toute la région du Maghreb et du Sahel et jusqu'aux Iles Canaries et le danger d'instabilité que fait courir la présence de telles bandes incontrôlées au sud de l'Algérie, a poursuivi M. Ramdan.

Evoquant le thème du séminaire, M. Ramdan a ajouté que les membres de son association ont tiré la sonnette d'alarme sur le fait que si rien n'est entrepris par les pays concernés, notamment européens, ''ce n'est pas seulement un pays qui sera en faillite mais toute la zone'' au sud du Sahara.

L'ASADEDH, qui est très active en Catalogne (Nord-Est de l'Espagne), se veut une organisation de défense des Sahraouis victimes de torture, de séquestration et de disparition dans les geôles du ''polisario''.