Atteintes graves aux Droits de l'Homme
dans les camps de Tindouf
Par Mohamed hadrami
Si on s'est souvent préoccupé du respect des droits de l'homme chez les Etats organisés, on a malheureusement souvent négligé d'en faire de même chez les organisations dites d'opposition, troupes rebelles ou autres mouvements. La nature de leur structure clandestine n'a pas toujours facilité la tâche ni aux organisations humanitaires ni à la presse, parfois même certains de ces mouvements jouissent d'un préjugé favorable qui leur permet de commettre les pires violations et atteintes aux droits de l'homme dans l'impunité et le secret.
Aujourd'hui, l'opinion mondiale a découvert, avec l'échec de l'idéal de certains de ses mouvements aidant ; la vrai nature dictatoriale, répressive parfois terroriste de ses organisations, et les massacres et autres crimes, qui étaient cachés derrière la façade trompeuse de “combattants pour une cause”.
Mais aucune cause ne peut justifier ce que fait le “Polisario” en séquestrant des gens contre leur volonté dans un désert isolé où ils n'ont aucun moyen de liaison avec l'extérieur, semant la terreur contre ceux qui veulent se libérer de ses sinistres centres de concentration à peine camouflés, utilisant la violence armée contre les femmes et les vieillards, intimidant les gens par les compagnes d'auto-critique, arrêtant des innocents sans aucun jugement, enrôlant des mineurs dans l'armée par force, mariant de très jeunes filles contre leur volonté. Dans ces camps, aucun droit de circuler, ni de voyager, ni de visite, c'est le règne de l'arbitraire des “commissaires politiques" et des différents systèmes de surveillance politique. Les familles sont maintenues séparées malgré elles, et empêchées de rejoindre leurs membres. Et tout celà dans un manque total de transparence, d'information sur ce qui se passe réellement que de propagande pourtant, à l'extérieur, et que certaines personnes de bonne volonté ont accepté parfois naïvement.
Le “Polisario” a senti que le vent tourne et que l'opinion découvre les faces cachés de ce genre de mouvements totalitaires, s'inspirant de systèmes arbitraires et humiliants pour l'homme, où la fin qui est la guerre, justifie tous les moyens, dont les plus atroces. Ne vient-il pas de remettre aux députés européens un document pour nier ses atrocités, qu'il a cependant qualifiées, de “tristes histoires désormais dépassées”. Mais depuis quand a-t-on jamais entendu parler de “tristes histoires humanitaires” au sein du “Polisario”, commise par ses charmants leaders? C'est ainsi, grâce à la lutte de sahraouis libres qui se sont soulevés en 1988, que le masque est tombé sur la plus sinistre des expériences contre les droits de l'homme. Dans le document du “Polisario”, il qualifie ses hommes de "libres", et qui ont tous été emprisonnés et torturés sauvagement par le “Polisario”, il n'a pas fourni de réponse sur le phénomène du retour au Royaume du Maroc de milliers de ce genre qu'il a qualifié de “traîtres”. C'est tout simplement un minimum de ceux qui cherchent à fuir l'enfer du “Polisario” et qui ont pu échapper à la dictature de ses leaders en s'exposant souvent aux pires dangers. Que d'hommes libres ont été qualifiés de la sorte par des dictatures déchéantes et singulièrement dans l'Europe de l'Est où le Polisario puisait ses idées.
Le Polisario séquestre les gens dans ces camps.
Le “Polisario” veut faire croire à l'opinion que les séquestrés de Tindouf, sont tous des personnes ayant fui la guerre au Sahara Occidental.
Mais tout le monde aujourd'hui connait les origines différentes de ces populations.
1- Du Sud-algérien : les premiers éléments des camps du Polisario furent formés par des familles algériennes de Tindouf-Bechar, qui était une ville où l'on nomadisaient dans les environs. Ils ont choisi les camps parce qu'il y a du ravitaillement et d'autres moyens. L'élite et certains éléments armés sont plutôt arrivés du Maroc (étudiants surtout).
2 - Le second élément qui s'installa dans les camps de Tindouf, sont des familles mauritaniennes, les gens au Nord de la Mauritanie étaient la seconde cible du Polisario, car il s'installèrent d'abord à Tindouf (Sud-Algérie) ensuite à Bir Moghrein, Zouerate (Nord-Mauritanie). D'ailleurs, certains mineurs et administrateurs de la Société mauritanienne de Fer (MIFERMA) ont constitué les premiers éléments de la transmission du Polisario, étant francophones. Cette installation du Polisario d'abord au Sud du Maroc, Sud-Ouest algérien, et Nord Mauritanie, au lieu du Sahara Occidental lui-même, a donné la configuration actuelle de ses élites car la francophonie était nécessaire. Aussi, constatons-nous, aujourd'hui, que le représentant du Polisario à Bruxelles qui a remis le document aux députés européens, n'est autre que Sadafa Ould Babhia qui est d'origine mauritanienne, a étudié à Atar et fût arrêté à plusieurs reprises pour ses activités parmi les “Kadihines” mauritaniens, un mouvement maoïste des années 70, pour se rallier ensuite au Parti P.P.M d'Ould Daddah comme secrétaire de la jeunesse pour le Tiris El Gharbia.
Les représentants en Allemagne et en France ont étudié à Tan-Tan et Agadir au Maroc. Les représentants à Londres, Suède et New-York sont des algériens qui ont étudié à Béchar et à Oran, d'ailleurs de la même façon que Baicha Mehdi qui accompagne souvent les délégations étrangères et les journalistes dans les camps du “Polisario” et dont le père est commerçant algérien de la ville de Tindouf.
Quant aux leaders du “Polisario” eux-mêmes, une biographie sera jointe à ce document, et d'ailleurs le document du “Polisario” a occulté toute réponse à la question de savoir si le Président de la RASD a sa famille encore à Marrakech, le Ministre de la défense un ex-soldat algérien.
3 - Les gens originaires du Sahara Occidental.
- 1976 : Des unités militaires algériennes et des éléments du “Polisario” rentrent dans la Zone Est et Sud-Est du territoire, profitant du retrait des espagnols ; leur 1ère mission a consisté à évacuer les populations nomades vers Tindouf, souvent par force et usant de l'intimidation. Aussi la majorité des gens originaires du Sahara sont plutôt de ces régions. D'ailleurs, jusqu'à maintenant, ces gens réclament au “Polisario” leur cheptel qu'ils ont abandonné par force et qui a été décimé par le “Polisario” ainsi que leurs land-rovers réquisitionnées par force aussi.
- 1978 : A la suite du coup d'Etat en Mauritanie, et la signature d'un accord entre le “Polisario” et le gouvernement mauritanien de l'époque, la Mauritanie a évacué les postes qu'elle contrôlait abandonnant la population au “Polisario”, à part ceux qui ont pu rejoindre les troupes marocaines à Dakhla particulièrement.
- 1979: attaque sur un petit village à côté de Smara et kindnaping des habitants au nombre de 700.
- 1981 : Les éléments armés du “Polisario”, face à l'avancée des murs de défense marocains, commencent à se démoraliser et à déserter vers le Nord de la Mauritanie, le Nord du Mali et le Sud algérien. Le “Polisario” ne supportant plus de telles situations, a pris tous les nomades dans ces régions, même sous-administration de 3 pays souverains, pour cibles. Il a organisé 3 convois armés pour chaque zone et a “ramassé” tout le monde, hommes, femmes, enfants, vieillards, abandonnant les cheptels. Plusieurs ont refusé, et ont été soumis par la force et amenés dans les camps de Tindouf les mains et les pieds attachés. C'est ce qui est communément reconnu dans les camps comme “compagne de réunification” Hamlat jamaa échamel” et que les victimes appellent “ l'enfer”.
D'ailleurs, avec ces nouveaux résidents, malgré eux, des camps, on a formé de nouvelles “dairas” ou camps au centre dit “Dakhla” qui n'est autre que “Auint Belagraa” à 165 km au Sud-Est de Tindouf. D'anciens séquestrés des camps racontaient beaucoup d'anecdotes sur ces nouveaux séquestrés : des enfants ayant vu pour la première fois des coqs se sont étonnés de voir ces corbeaux blancs ; d'autres amènent des carafes pour prendre leur ration de gaz! ils n'ont jamais vu une ville ; ils ont été déracinés et pris par la force de leur milieu naturel et leurs activités interrompues, pour faire de leur enfants des “ combattants” car cela fait tellement défaut.
Aucun droit de circuler
Une fois rentré dans les camps, il est impossible de le quitter, sauf rares exceptions, pour certains proches parents de dirigeants qui vont en Europe pour se soigner. La plupart des enfants des dirigeants ont visité au moins un pays européen pour soins et prétexte pour la femme de passer des vacances en Europe et ramener de beaux cadeaux.
Souvent les chefs de camps organisent un appel le matin et le soir pour vérifier si tout le monde est présent, car les gens fuient pour retrouver leur liberté. Mais les femmes et les enfants, les vieillards n'y arrivent pas souvent. L'isolement géographique accentue cette situation de désolation totale. le Mari, le frère, sont maintenus malgré eux, car ne pouvant partir sans leurs progénitures, leurs parents.
Aucun droit d'être propriétaire
Il est formellement interdit de posséder des choses que tous les membres des camps n'ont pas. Des femmes ont souvent vu leurs vêtements, qu'elles ont amenés avec elles de Mauritanie, ou qu'un parent leur a envoyé de Tindouf, brûler devant elles en public, car se sont des vêtements qui ne sont pas réglementaires ; tout le monde doit porter le même vêtement. Parfois même on impose le même repas. Des cadeaux venus de l'extérieur clandestinement sont saisis, les tentes fouillées. Les véhicules personnels n'ont aucun droit de circuler.
Le “Polisario” critique ceux qui essaient de rendre les objets ou d'échanger d'autres, de “diversionnisme économique” de nature à porter atteinte au moral révolutionnaire et occuper les gens dans les activités anti-révolutionnaires. Cependant les dirigeants peuvent tout se permettre et tout posséder.
Aucun droit de penser, ou même de rêver !
Il faut combattre les traditions des gens, gommer tout le passé, pour créer; “l'homme sahraoui nouveau”, et le “modèle spécifique, et original” qui n'a rien à voir avec les pays voisins ; ni culture, ni vêtements, ni gastromie, ni habitudes et langues. . . etc, rappelant les expériences douloureuses au Cambodge. Personne ne doit prononcer même le nom de sa tribu. Un homme fût un jour questionné par un dirigeant sur sa tribu et a eu le malheur de prononcer le nom de celle-ci, il a été présenté devant les populations chauffés à blanc, qui l'insultent, qui crachent sur lui, qui mettent des boites de conserves et autres détritus sur son dos et sa tête, et l'ont promené dans tous les camps, comme pour exorciser le satan, devant même ses enfants et sa famille . Il a fini par fuir en Algérie où il est aujourd'hui Imam d'une mosquée aux environs de Bechar et durant plus de 10 ans n'a pu revoir ses enfants.
Il y avait une fois un débat houleux au sein de la direction du Polisario, quand l'un de ceux que qualifie le Polisario aujourd'hui de “ traître” a voulu défendre le droit des gens de rêver. En effet, un vieillard a été puni pour avoir rêvé le soir qu'il était habillé en blanc et rentrait à Lâayoune, et le matin il a raconté son rêve à ses voisins. Le Commissaire politique fût immédiatement informé par la cellule, car chaque 11 personnes forment une cellule, dont le Chef informe à tout moment de tout ce qui se passe. Il était difficile de leur faire admettre que les gens peuvent rêver de ce qu'ils veulent mais qu'en contre partie ils ne diffuseront plus leurs rêves sans autorisation du Commissaire politique!
Car les Commissaires ont fait leur formation à Cuba et veillent à ce qu'il n'y ait pas “diversionisme idéologique” minant les certitudes et idées du Polisario!.
Aussi, les livres, les journaux étrangers, sont interdits dans les camps. Les jeunes qui ont étudié à l'étranger, ramènent en cachette des livres, cassettes de musique, journaux et sont souvent harcelés pour “déviationnisme idéologique”pour protéger” le modèle spécifique et original du Polisario”.
Dans cette atmosphère, le Polisario a souvent combattu l'effet des radios étrangères mais en vain, recourant même parfois à la pénurie de batteries, pour empêcher les gens de s'informer sur l'extérieur. C'est ainsi aussi que le Polisario fait subir aux étudiants, aux stagiaires militaires et aux malades des cours de prévention contre tout ce qui est étranger et contre l'influence de l'extérieur.
Dans son document le Polisario prend à témoin le HCR, le CICR, le PAM ainsi que des personnalités étrangères. Mais depuis quand ces organisations peuvent vérifier quoique ce soit ? Le HCR n'a jamais été autorisé à recenser les séquestrés des camps de peur que la vérité ne se découvre. Pour les étrangers, le Polisario commence à prétendre que la majorité des populations sont nomades. Donc difficiles de visiter, de recenser, ils sont loins, là-bas répète-t-il souvent à ses visiteurs parfois incrédules. Et à notre connaissance, les tortures, les emprisonnements, les soulèvements, successifs des séquestrés n'ont pas souvent été relatés par les médias qui visitent le Polisario. Il a fallut que ce soit le Polisario lui-même qui dévoile ses “ tristes histoires” dans son récent document.
Dorénavant nous espérons que d'amples attentions soient accordées à la situation de milliers de gens séquestrés contre leur volonté et sur lesquelles s'exercent les inimaginables atrocités dans le silence complet. La presse et les personnalités étrangères doivent dorénavant exiger du “Polisario” de ne parler avec des séquestrés qu'en tête à tête et loin de la présence des accompagnateurs qui sont tous membres de la sécurité.
Et le droit de correspondre et de se réunifier avec sa famille?
Dans son document le “Polisario” dit textuellement que “c'est un problème de décolonisation qui est un tout indissociable” et “que sans l'application du Plan de l'ONU, le problème des réfugiés ne peut trouver sa solution, et par conséquent la réunification des familles”. Le Polisario” vient de confirmer ce que nous n'avons cessé de proclamer : Il refuse de laisser partir les gens. Il les empêche et les tient en usant du chantage sur la communauté internationale. Ainsi aucun ne pourra quitter les camps si “le Polisario n'obtient pas la satisfaction de ses demandes irréalisables à l'ONU ; Ils sont donc otages et objets d'un marchandage insupportable.
L'opinion mondiale, doit faire comprendre au “Polisario” que ses idées sont d'un autre temps, et que les gens, au delà du problème politique avec l'ONU, ont le droit de partir où elles veulent, de se déplacer, de choisir leur pays, de se réunifier, et aux pères de donner l'éducation qu'ils veulent à leurs enfants. Il est difficile de suivre le “Polisario” au point d'être son complice dans les violations des droits de ces êtres humains séquestrés dans un désert, séparés par la force durant des dizaines d'années. Cela a trop duré, et c'est le moment d'y mettre un terme.
“ Le Polisario” un seul mouvement, et n'a jamais connu de scission?
Qui peut croire cette affirmation qui ne correspond pas au bon sens. Et si tel est le cas, et étant donné l'expérience de l'humanité, car le “Polisario” ne peut être une exception, à quel prix on a maintenu cette façade, par quels subterfuges on a caché la multitude de scissions réglées par la violence des armes et dans le sang? Cela est mieux connu aujourd'hui, car malgré le fait que le désert est inaccessible, les hommes libres finissent toujours par faire parvenir leur message, leur cri, leur appel au secours, quelle que soit la sympathie qu'on a à l'égard d'un mouvement, une bonne conscience ne peut tolérer d'être trompée par lui ou qu'on lui cache ces misères scandaleuses.
Un seul mouvement, une seule idée, une seule pensée, le même habit, le même idéal, le monolitisme poussé à l'extrême, tel est le “Polisario” comme il l'a lui même reconnu dans son document. En effet, il ne fait qu'étaler sa nature de mouvement totalitaire, dogmatique, où c'est le centralisme démocratique qui décide ; le “Polisario” est ainsi conçu, il garde depuis sa création la même ligne, le même leadership qui ne change jamais, alors que le Monde autour de lui a totalement changé. Il répéte les mêmes slogans de la langue de bois de systèmes dorénavant révolus.
“ Le Polisario” ne peut qu'éclater, car ayant poussé son monolitisme et dogmatisme à un tel point qu'il a nié tout humanisme chez les gens. Que n'a-t-on pas entendu des gens dire que le “Polisario” a créé un modèle parfait de société. Les femmes se gouvernent elles-mêmes au point où c'est presque un royaume des femmes dans les camps! Une société sans argent, alors que la police mène quotidiennement les fouilles contre le commerce informel qui s'est imposé de lui-même étant donné la nécessité de ces biens. Une société sans prisons, car le “Polisario” vient d'affirmer dans son document qu'il n'a ni prisonnier politique ni prisonnier de droit commun ; un gouvernement idéal en fait. C'est l'utopie de Platon sur terre où la “Barataria” de Don Quichotte! qui ne tombera pas sous le charme de telles assertions. Cherchons la réalité ; elle est autrement :un gouvernement, sans budget, sans PNB, et surtout sans dettes, voilà qui peut faire de l'émulation dans le tiers-Monde ; l'Islam nomade! qui est contre les mosquées et l'intergrisme des centres maghrébins au modèle cubain, voilà la voie de la salvation pour l'Afrique du Nord. Un peu de sérieux, Messieurs qui visitaient les camps du “Polisario”, une population unanime, sans aucune opinion divergente, qui se plaît dans sa souffrance, dignement dit-on, avec des jardins qui poussent au désert sans main- d'oeuvre (car se sont les prisonniers que l'on cache aux visiteurs), où ce n'est pas nécessaire d'avoir des lois, ni justice car pas de délinquants ni de problèmes. Les problèmes sont réglés révolutionnairement; par la violence justifiée par la fin à laquelle il faut aboutir.
Le sort de plusieurs personnes arrêtées depuis longtemps et d'autres qui l'ont été récemment reste inconnu. Nous devons continuer notre mobilisation pour apporter un peut de bonheur aux parents et familles de ces disparus dans le désert de Tindouf. Les leaders du “Polisario” doivent assumer leur responsabilité dans les actes qu'ils ont commis contre les innocents, et qui viennent de se reconnaître en essayant de se dérober de leur responsabilité croyant que notre mémoire va céder devant leur simple affirmation dans le document récemment distribué à Strasbourg que “cette triste histoire a été clarifiée et des mesures ont été prises pour éviter la répétition de tels actes répréhensibles”.
D'abord il faut identifier et expliquer les actes et leur dimensions ensuite énumérer ces mesures prises.
Qu'ils sachent en tout cas que cela n'endormira pas notre vigilance ; Au contraire maintenant, on sait que des choses graves se passent contre les droits humains dans les camps du Polisario, et la responsabilité de chacun est de veiller à en vérifier l'ampleur, et d'agir pour que cela ne se répète plus. Les déclarations du “Polisario” ne seront plus jamais prises pour argent comptant, car celui des victimes est de plus en plus présent grâce à ceux qui ont pu s'exprimer en quittant le “Polisario”, et qui deviennent de plus en plus nombreux.
Il est urgent de porter toute l'attention requise à cette situation car de plus en plus la direction du “Polisario” est en désarroi et réagit aveuglement contres les personnes qui désirent quitter les camps de séquestration. Empêchons donc ces “ tristes histoires” contre les innocents, et demandons des comptes et les gestes concrets aux tortionnaires du “Polisario”. Dénonçons leurs attitudes et leur dissimulation de ces violations à l'opinion qu'ils ont cyniquement trompée. Qui fera désormais confiance dans les déclarations verbales des Polpot du “Polisario”?
Quant à nous, nous défendons le droit de nos familles à rejoindre leurs foyers, leur pays, un retour librement consenti, et ne céderons jamais au chantage du “ Polisario”. Le colonialisme est révolu, le Maghreb s'unit et se consolide, le Maroc développe ses provinces du Sud sur une grande échelle, et Sa Majesté a tendu sa main à ses fils dont nombreux ont répondu, d'autres sont empêchés par le “Polisario” malgré eux. Ils finiront par être libres et revenir.
OMAR HADRAMI, membre fondateur du polisario
Audition à Strasbourg sur les violations des droits de l'Homme par le “Polisario”
--------------------------------------------------------------------------------
LE POLISARIO :
RADIOSCOPIE D'UNE ORGANISATION REPRESSIVE
A l'occasion de l'audition publique organisée, à Strasbourg, par le “Comité Européen pour le Regroupement des Familles Originaires du Sahara Occidental”, une délégation d'ex-responsables du “Polisario” ayant regagné la Mère Patrie a remis aux députés européens un dossier accablant, retraçant les violations des Droits de l'Homme par le “Polisario” et dévoilant la réalité sur ce mouvement fantoche.
Voici le texte intégral de ce dossier :
"Se forgeant habilement l'image d'un mouvement révolutionnaire, expression collective d'un “peuple démuni qui lutte pour sa survie face à “un pays fort et expansionniste”, bénéficiant en cela de la complicité de certains milieux, le Polisario qui n'a pas cessé de duper l'opinion internationale, usant d'une panoplie d'artifices allant de la supercherie au mensonge, se trouve aujourd'hui prisonnier de sa propre logique, obligé de dévoiler son vrai visage et contraint à reconnaître l'échec de son aventureuse entreprise.
Après avoir contraint une partie de la population à l'exil la dépossédant ainsi de tous ses biens et en la parquant dans quatre sinistres camps isolés du reste du monde, le groupuscule d'aventuriers, qui allait devenir le Polisario, s'est transformé en parti-Etat, copie conforme des organisations militaro-policières, vestiges d'une ère tristement célèbre.
Pendant 18 ans, un groupe réduit de sept personnes (membres immuables de l'ex-comité exécutif, entourés d'une trentaine de cadres soumis et dociles) constitue la direction du Polisario ou plutôt le Polisario. Le reste, c'est-à-dire la population civile composée non seulement de Sahraouis, mais aussi de Touaregs algériens, de Mauritaniens et de Maliens et estimée à 30 mille personnes, confinée dans les camps est soumise à la surveillance policière. Elle est quadrillée politiquement et militairement, épiée dans ses moindres gestes et mouvements, subissant ainsi de longues et monotones séances d'endoctrinement, d'embrigadement et de conditionnement psychologiques. Cette population demeure aujourd'hui séquestrée, otage d'un groupe d'aventuriers.
Pour comprendre le calvaire de ces populations, il n'est sans doute pas inutile de dire un mot sur l'appareil répressif du Polisario. En dehors de quelques 3 mille éléments de la “sécurité officielle”, chargés de surveiller les camps, la minuscule société civile est éclatée en “cellules politiques”, regroupant chacune 11 personnes. Le chef de chaque cellule, placé sous la houlette d'un commissaire politique, doit lui adresser un rapport quotidien. Ainsi le moindre geste et fait est rapporté à la connaissance de l'instance supérieure qui peut sévir immédiatement. Même les enfants n'échappent pas à la vigilance du Polisario. Séparés de leurs parents, ils sont organisés en comité et disposent même de leur police scolaire.
En recourant à ces méthodes, le Polisario a réussi à terroriser une population au sein de laquelle on a semé la peur, la terreur, la méfiance et la haine. Il faut rappeler que tous les déplacements à l'extérieur d'un camp sont soumis à l'obtention d'une autorisation. Par ailleurs, la sécurité militaire assure un contrôle à l'extérieur des camps. Pour compléter ce tableau, le Polisario vient de se doter récemment d'un corps de gendarmerie, outil supplémentaire d'une panoplie d'instruments de répression et de contrôle des séquestrés.
Cet univers carcéral est l'oeuvre du Polisario. Si ce dernier agit ainsi, c'est qu'il considère les séquestrés comme une marchandise qu'il s'ingénie à commercialiser à souhait en particulier vis-à-vis des organisations humanitaires.
Il n'est dès lors pas étonnant que le Polisario se targue, d'être l'un des rares mouvements à se maintenir aussi longtemps. Ce qu'il ne dit pas c'est à quel prix il doit cette longévité.
LES PURGES ET LES PRISONS DU POLISARIO
Depuis sa création, le Polisario n'a cessé d'emprisonner, de torturer et d'éliminer physiquement ceux qui ont osé lui signifier leur désapprobation. De 1974 à nos jours, des purges ont jalonné le triste parcours de ce mouvement. Elles ont visé la mise au pas des éléments appartenant aux tribus minoritaires au sein de la direction du Polisario (réseau dit des Tekna en 1974, réseau dit des Gulbat El Foula en 1977, réseau dit la Chabaka en 1982) et se sont soldées par des emprisonnements massifs des éléments issus respectivement des tribus Izzerguienne, Iggout, Oulad Dlim, Oulad Moussa et de nombreux Mauritaniens.
Dans ces bagnes et centres de détention, toutes les formes de torture sont pratiquées et vont des supplices physiques au marquage des victimes au fer rouge aux initiales du Polisario, “ F. P “, technique particulièrement prisée par les tortionnaires du Polisario.
Toute entreprise de répression, si organisée soit-elle, aboutit à l'intolérable, produit son propre antidote et se trouve dénoncée par ceux-là mêmes qui l'ont érigée en mode de gouvernement.
Il en ainsi du soulèvement de 1988 dans les camps de Tindouf qui a fait éclater le mythe du Polisario. Tous les ingrédients de l'explosion et de la contestation étaient réunis.
La persistance de l'hégémonie arrogante d'une tribu sur les autres sur fond d'antagonismes inter-ethniques, jadis habilement camouflés, mais qui ont fini par émerger et cristalliser les oppositions.
La grogne que couvrait la population a touché, cette fois-ci, la nomenklatura, le Polisario s'est trouvé ainsi miné à son sommet et sa création féroce a été à la mesure de l'ampleur de l'événement.
Ce soulèvement s'est soldé par l'arrestation d'une partie des membres du bureau politique, de dizaines de cadres supérieurs et de centaines d'habitants dont les camps ont été isolés de tout contact avec l'extérieur et ce, pendant six mois.
A la suite de la promulgation d'une loi militaire en 1990, les éléments armés du Polisario, se sont rebellés à leur tour engendrant arrestations et sévices.
La répression du soulèvement d'Octobre 1988 a fini par dévoiler le vrai visage du Polisario. Une organisation fondée sur le mensonge et la mystification.
Malgré tous ces événements, le Polisario, ignorant les mutations internationales et régionales, lâché par ses alliés d'hier, risque de s'enfoncer davantage dans la logique répressive vis-à-vis des populations séquestrées qui ont toujours fait les frais de ses erreurs politiques.
Elles ont aujourd'hui le regard tourné vers leurs foyers d'origine. Malgré le renforcement de la surveillance dans les camps, le Polisario vit une hémorragie sans précédent illustée par la défection de centaines de séquestrés, nombreux sont en effet ceux qui, au risque de leur vie, ont rejoint leurs pays d'origine (Maroc et Mauritanie notamment). Certains, parmi-eux, ont occupé de hautes fonctions au sein de la direction de ce mouvement, d'autres, sont de simples soldats et habitants des camps ayant découvert la supercherie de leur géoliers.
Voué aux gémonies, confronté à une crise intérieure sans précédent, le Polisario ne peut plus compter aujourd'hui que sur l'aide et le soutien de ceux qui refusent obstinément de voir ces terribles réalités".