Entraves au Processus d'Identification créees par le "Polisario"
Dès le lancement de l'opération d'identification le 28 août 1994, le Polisario a multiplié les manœuvres dilatoires en vue de faire avorter le processus référendaire ce qui a abouti au blocage de l'opération d'identification pendant une durée de 16 mois.
Au lendemain de la reprise du processus le 03 Décembre 1997 le Polisario semble abandonner ses anciennes pratiques au profit de nouvelles méthodes visant la confection d'un électorat sur mesure en procédant à l'exclusion, de manière préméditée, de larges pans de postulants pourtant bien connus dans leurs tribus respectives, et répondant aux critères d'identification stipulés clans le plan de règlement.
Quelques exemples d'entraves au processus d'identification créées par le Polisario au cours de la première étape de l'opération d'identification:
l) Au mois d'octobre 1994, 1'identification de postulants originaires de la tribu Ait Lahcen, fraction Lemouissate, Sous fraction Ait Yahia et Zcara (D22) a été ajournée du fait de "l'absence" du Cheikh représentant l'autre partie (Hamadi Bouchraya Ould M'hamed) le Polisario ayant prétendu que le Cheikh en question n'a pu être localisé.
2) Le 16 Janvier 1995, le Polisario a provoqué la suspension du processus après avoir prétendu que les autorités marocaines ont enlevé le Cheikh (Hamadi Ould Day) de la sous fraction Ahl Ba Brahim (code B 24) fraction Souaad tribu Rguibate Sahel et que le sort de celui-ci restait ignoré.
La Minurso a pu vérifier l'inanité des allégations du Polisario et l'opération d'identification a pu reprendre après un arrêt de plusieurs jours.
3)Au mois de Février 1995, 1'opération d'identification a été interrompue au centre de Boujdour le Polisario ayant refusé de participer a l'identification des postulants de la tribu Oulad Bou Sbaa (I61).
4) Le 10 Avril 1995 l'opération d'identification a été suspendue au centre de Laâyoune à cause des manoeuvres du Polisario qui a prétendu que le Cheikh (Ahmed Fal ould M'hamed) de la Sous fraction Ahl Ahmed Ben Said (Code CI 1-1-12-13-14-15) de la tribu Izerguiéne fraction Chtouka, n'a pu être localisé. Alors que quelques jours auparavant Bachir Mustapha Sayed à l'époque coordinateur du Polisario avec la Minurso assurait M. Eric JENSEN R.S.A.S.G de l'O.N.U que le Cheikh en question était prêt pour participer à l'opération d'identification. Ainsi, l'opération n'a pu reprendre que plusieurs jours plus tard après que le Polisario ait été obligé de présenter le Cheikh.
5) Le 13 Juin 1995 le Polisario a provoqué la suspension de l'opération d'identification durant trois jours au centre du camp d'Aoussard dans la région de Tindouf après avoir modifié au dernier moment la liste initiale des postulants par le rajout d'une liste supplémentaire de 70 personnes.
6) Durant la période du 13 au 16 Juin 1995, l'opération a été mise en veilleuse au centre du camp de Smara (région de Tindouf),le Polisario ayant prétendu que le Cheikh de la sous fraction Oulad Ligoutia (B 11) de la tribu Rguibate fraction Oulad Moussa a été victime de la morsure d'un serpent. Le Maroc a proposé le remplacement du Cheikh "indisponible" par son fils pour permettre à l'opération d'identification de se poursuivre mais le Polisario a refusé.
7) Le 23 Juin 1995 le Polisario a purement et simplement suspendu sa participation à l'opération d'identification dans tous les centres ouverts dans les Provinces du Sud en guise de protestation contre la résolution du Conseil de Sécurité demandant au Maroc d'activer l'identification de 100.000 postulants résidant dans les Provinces du nord du Royaume et répondant à un ou plusieurs des cinq critères consignés dans le plan de règlement.
8) Le 15 Août 1995 l'opération d'identification a été suspendue au centre de Dakhla le Polisario ayant exigé que lui soit remise la liste globale de tous les ressortissants de la tribu Yggoute (code H 11) postulant à l'identification.
9) Le 17 Août 1995 la délégation du Polisario a refusé de se soumettre aux règles de sécurité habituelles appliquées à l'Aéroport international Hassan Premier de Laâyoune, et est ensuite retournée dans les campements de la région de Tindouf.
10) Le 08 Novembre 1995,1'opération d'Identification a été arrêtée au centre de Laâyoune, le Polisario ayant refusé de participer a l'Identification des requérants de la tribu Yggoute, sachant que l'audition des postulants originaires de cette collectivité tribale a eu lieu avant cette date au centre de Boujdour (durant la période du 02 au 16 mai 1 995).
Avant d'être suspendue par le Polisario au centre de Laâyoune, l'opération d'identification a été successivement gelée du fait du retrait des délégations du Polisario d'abord au centre de Boujdour, puis au centre d'Es-Semara et par la suite au centre de Dakhla. A l'opposé, le Maroc, attaché au plan de paix a continué à participer à l'opération d'Identification au camp de Laâyoune dans la région de Tindouf jusqu'au 22 Décembre 1995 date à laquelle le Processus a été totalement bloqué.
Nouvelles pratiques adoptées par le Polisario après la reprise de l'opération d'Identification :
Depuis la reprise de l'opération d'identification le 03 Décembre 1997, 1'objectif du Polisario visant à restreindre le corps référendaire en excluant de larges franges de postulants répondant aux critères d'Identification autres que les critères n° 01 et 03 et en ciblant des collectivités tribales plus que d'autres n'est devenu que trop évident. Des Chioukh du Polisario tel ce Cheikh des Yggoute opérant au centre de Laâyoune ont même dévoilé à des postulants de leur collectivité ce dessein des séparatistes. Les postulants appartenant à différentes tribus sahraouies vivant actuellement dans les Provinces du nord du Royaume sont systématiquement rejetés. Il est remarqué que des dirigeants du Polisario sont désormais désignés en qualité d'observateurs dans différents centres d'Identification pour, entre autres, intimider ces Chioukhs et les obliger à appliquer rigoureusement les consignes qui leur sont données.
Exacerbés par ces pratiques discriminatoires, des postulants originaires de différentes tribus ainsi visées se sentant touchés au plus profond de leur dignité, le Polisario cherchant à leur dénier leur identité sahraouie et leur droit le plus légitime, ont commencé à partir du 18 Décembre 1997 à adresser des lettres de protestation individuelles et collectives à M. le Secrétaire Général de l'O.N.U. (666), à M. James BAKER (303) et à M. le président de la C.I.D (509).
De même, les Chioukh des tribus Ait Lahcen Ait Boumaggout (code Dl 3), Oulad Bou Sbaa (code I 6 1), et autre Yggoute (code HI 1) ont saisi par écrit, les mêmes responsables onusiens pour dénoncer la politique d'exclusion du Polisario et attirer leur attention sur les conséquences imprévisibles qui peuvent en découler.
Révoltés par ces agissements les postulants appartenant à différentes collectivités tribales et dont les noms figurent au "censo" espagnol se sont solidarisés avec les ressortissants de leurs tribus récusés systématiquement par les Chioukh du Polisario et ont commencé à adresser des lettres aux mêmes instances onusiennes dénonçant cette pratique discriminatoire du Polisario qui vise à dénaturer l'opération d'identification et que lesdits postulants ont qualifié de dangereuse parce que susceptible de vider le processus de son contenu.
Ainsi deux pétitions signées, la première par 376 requérants de la tribu Yggoute qui était en cours d'audition au centre de Laâyoune (bureau n°9), et la seconde par 156 postulants de la tribu Oulad Bou Sbaa tous répondant au premier critère ont-elles été adressées le 31 Janvier à M. le Secrétaire Général de l'O.N.U, à M. James BAKER et à M. le président de la C.I.D.