l'histoire

LES REALISATIONS ECONOMIQUES

LES REALISATIONS ECONOMIQUES

LES REALISATIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES
DANS LES PROVINCES DU SUD

Depuis son intégration à la mère-patrie, le Sahara marocain a connu un développement socio-économique et culturel considérable.

Sur le plan économique

1 ) - le secteur Hydraulique et énergétique

a) Le secteur hydraulique

Le développement des régions sahariennes repose sur la capacité à trouver, à produire et à stocker l'eau.
Dés 1976, un vaste programme de recherches a été mis en œuvre pour les besoins des villes, qui une fois approvisionnées, ont vu leurs besoins s'accroître. Avant cette période, on ne pouvait guère parler d'alimentation en eau potable, seule une infime partie de la population bénéficiait de l'adduction d'une eau saumâtre et était approvisionnée en eau douce, citernée à partir des Iles Canaries. Aujourd'hui l'entrée en fonction de la station de dessalement de l'eau de mer à Laâyoune - première de toute l'Afrique par sa capacité de 12.500 m3/J a permis de couvrir les besoins de la ville jusqu'à l'an 2000 . Un effort particulier a été entrepris en matière de construction de barrages dans la région du sud. Le barrage Saguia El Hamra, construit dans la province de Laâyoune a pour objectif la recharge artificielle de la nappe souterraine de Foum EL Oued et la protection des infrastructures en aval contre les crues violentes et dévastatrices auxquelles l'oued est soumis.

- La wilaya de Laâyoune :

Depuis 1976, près de 550 forages et puits ont été réalisés totalisant prés de 41 000 mètres . Ces travaux ont permis d'identifier et de localiser les ressources en eau souterraine de la région. Parmi les principales réalisations et les problèmes résolus on cite:
- 45 L/s d'eau douce dégagée au niveau de la nappe phréatique de foum El oued permettant le renforcement de l'Approvisionnement en eau potable de la ville de Laâyoune .
- 70 L/s d'eau de qualité acceptable mobilisés au niveau du centre de Boucraâ , permettant la satisfaction des besoins en eau de ce centre à long terme .
- 20 L/S d'eau ayant une qualité acceptable mis à jour par forage profond, permettant la satisfaction des besoins en eau à long terme du centre Hagounia .
- la réalisation de 4 forages profonds à Assatef ayant permis de mettre à jour 260 L/s de qualité acceptable . Ces ouvrages peuvent être exploités pour renforcer l'AEP ou éventuellement pour le développement agricole de la région .
- Deux forages réalisés à Tiouss ayant permis de dégager 20 L/s d'eau douce.

- La province de Smara

Dans cette province , 375 forages et puits totalisant 25 100 mètres linéaires ont été exécutés, ce qui a permis la mise à jour:
- de 60 L/s d'eau douce dans le secteur de sidi khattari permettant de résoudre le problème d'AEP de cette ville à long terme .
- de 20L/s d'eau relativement douce ( 2,5à 3 g /l ) à Hawza. Ce débit permet de satisfaire les besoins en eau de ce centre.
- de 7,5 L/ s d'eau douce à Amgala contribuant à la satisfaction des besoins locaux.


- La province d'oued Eddahab

Plusieurs travaux importants ont été réalisés dans cette province et ont contribué au développement économique de la région. On note à cet égard:
- La réalisation de 7 forages profonds qui ont permis le renforcement de l'alimentation en eau potable de la ville et l'irrigation à Tawarta , Rguiba, et Tinghir .
- A Oum Dreiga, les travaux réalisés ont permis de dégager 10L/s d'eau douce .
- A Gleibat el foulat, un forage profond exécuté et un ancien récupéré ont permis la mise à jour de 6L/s d'eau douce .
- A Bir Anzarane, les deux ouvrages d'exploitation réalisés ont dégagé 10 l / s d'eau douce .
- Au centre d'Awserd, les sondages de reconnaissance réalisés ont permis de mettre à jour un débit de 5L/s correspondant aux besoins exprimés par les populations.
+ A Bir guendouz , les travaux réalisés ont permis d'identifier une nappe d'eau douce très importante .Actuellement, 10L/s sont équipés et assurent la satisfaction des besoins en eau de toute la région.

b) le secteur énergétique .

Suite à l'évolution normale de la consommation d'énergie qui est de 12 % par an, l'O N E a du multiplier la capacité d'alimentation de la ville de Laâyoune.
Parallèlement à la centrale de l'ONE, l'OCP dispose à Laâyoune de ses propres installations de production électrique pour l'alimentation de sa filiale "phosboucrâa". Ces groupes , et dans le cadre d'une convention conclue entre l'OCP et l'ONE , ont assuré l'alimentation de la ville et de sa région du 1 janvier 1985 jusqu'à l'entrée en service de la centrale de l'ONE en 1988.
Actuellement , la liaison existante entre les deux Réseaux garantit un secours mutuel pour les deux offices.
Sur le plan économique, l'examen de la rentabilité à court, moyen et long terme a démontré que la deuxième option représente la solution optimale.

2) les ressources minières

C'est dans le domaine des richesses phosphatières que les recherches sont les plus avancées et ont abouti à leur mise en exploitation. Un certain nombre d'affleurement de niveaux phosphatés ont été mis en évidence à Boucrâa, Imesleguen , Izic , Laabadila ainsi que dans la province de Oued Eddahab. Cependant les études géologiques ont montré que seul le secteur de Boucrâa, situé à 100km au Sud -Est de Laâyoune, revêtait un intérêt économique immédiat. les réserves mises en évidence dans ce seul secteur sont évaluées à près de 2 milliards de tonnes . Elles ont une teneur de 72 à 75% et ne représentent toutefois que 2 à 3 % des réserves totales du pays qui elles, sont estimées à plus de 60 milliards de tonnes.
Si, à l'heure actuelle, seuls les phosphates font l'objet d'une exploitation industrielle, d'autres richesses exploitables dans un avenir plus ou moins proche ont été inventoriées, telles que le cuivre, le manganèse et le fer qui après le phosphate constitue la principale richesse minière du Sahara marocain.

3) Le réseau routier

Le second investissement de taille dans le domaine des infrastructures a été axé sur les liaisons routières: 1,7 milliard de dirhams ont été dépensés à ce jour pour construire 4 800 km de routes.
Les programmes ont été structurés autour de quatre objectifs clefs visant l'intégration des régions du sud à la vie économique du pays à savoir la liaison avec les agglomérations à caractère stratégique , le désenclavement, l'accès aux port, et l'ouverture sur les axes internationaux Nord-Sud. Parmi les principales réalisations, on peut citer sur l'axe Nord-Sud :
* La liaison bouizakarne- frontière maroco-mauritaniènne en passant par Guelmim, Tantan, Laâyoune, Boujdour, Dakhla et Lagouira: Construction neuve de 940 km e, revêtement et élargissement sur104 km.
* La liaison Boucraa Gueltat- Zemmour: construction de 160 km de routes neuves.
* Sur l'axe" Nord-ouest", Sud-Est , la liaison Tan Tan -Smara : construction de 220 km et revêtement de 69 km, la liaison Argoub Awserd sur 216 km.
* La liaison Guelmin-Al Mahbas: construction de 260 km et élargissement sur 12 km .
* La liaison Foum El Hisn-Tata-FoumZguid: construction sur 279 km.
En ce qui concerne le programme prévisionnel pour la période 1997-1999 et dans le cadre de la poursuite du développement économique et social des provinces du sud, il est proposé un programme de 1 250 km de routes. Il s'agit du renforcement de 187 km, du revêtement de 266 km, de l'élargissement de 173 km, de la construction ou aménagement de 625 km de routes, et de la construction de 8 ouvrages d'art.

4) Tourisme

les provinces Sahariennes ont plusieurs atouts pour attirer les touristes avides de découvrir de nouveau espaces: déserts, dunes de sables, plages infinies.
En 1996, l'ensemble des provinces ont été dotées d'équipement propres à assurer des liaisons rapides avec le reste du pays et l'étranger. L'aéroport de Laâyoune, ouvert au trafic international est doté d'installations modernes pouvant recevoir tous les types d'avions. Il assure le transit des passagers à déstination de Dakhla et Smara . Les principaux centres urbains sont régulièrement alimentés en eau et électricité , ils sont également dotés de moyens de communications téléphoniques , d'un réseau d'agences bancaires , de voyages et de location de voitures. Quant aux hôpitaux et dispensaires récemment implantés, ils peuvent garantir la protection sanitaires des touristes.

5) Télécommunications:

Avant leur récupération, les provinces sahariennes ne disposaient d'aucun moyen de télécommunication pour les relier au reste du royaume .Ainsi, la province de Laâyoune , avait sous l'occupation Espagnole un seul central téléphonique, de 253 lignes et de technologie ancienne ( Penta- cota) , qui a connu en 1976 une extension de 2000 lignes.
Aujourd'hui, la ville dispose de trois centraux téléphoniques numériques, dont la capacité est de 10000 équipements d'abonnés. Le téléphone mobile GSM couvrira dans les prochains mois les régions du Sahara.

6) L'économie maritime.

D'Agadir à Lagwira, 1700 km de côtes représentent un peu plus de la moitié de toute la façade maritime du Royaume. En 1976, la région du sud, exception faite d'Agadir, était pratiquement dépourvue de toute installation portuaire significative.
Actuellement, les équipements portuaires existants revêtent une importance capitale. Leur mise en service a pleinement participé au développement économique de la région .
Les activités liées au transit par ces ports sont créatrices de dizaines de milliers d'emplois directs et indirects exigeant une main d'œuvre de formation et de qualification très diverse.
Vu l'importance du rôle que jouent les ports dans l'économie nationale, des investissements ont été réalisés, engagés ou programmés dans la période allant de 1975 à 1997 pour accompagner le développement des régions du sud.

Au port de Laâyoune, les produits de la pèche ont totalisé en 1996 111 600 tonnes de poissons toutes espèces confondues pour une valeur totale de 60 millions de dhs. C'est une véritable industrie de la pèche qui est apparue, avec la création de neuf sociétés opérationnelles, allant des conserveries, à la fabrication de farine et d'huile de poisson. Aussi faut-il d'ores et déjà, entrevoir le développement des échanges liés aux activités de la pêche que les côtes sahariennes entretiendront avec le reste du royaume d'une part et les pays étrangers d'autre part.
L'accroissement des échanges aura un effet d'entraînement sur d'autres secteurs d'activité en amont et en aval, offrant de larges possibilités d'emploi, affirment les experts japonais.
L'activité portuaire englobe également le traitement des richesses phosphatières. Ainsi les minerais extraits du secteurs de Boucrâa sont acheminés vers l'unité de traitement implantée à Laâyoune port. De là, le produit est exporté vers des pays européens, tel que la Belgique, la Hollande, l'Espagne , la France, mais aussi vers l'Australie le Japon et le Pakistan). 3800 personnes sont actuellement employés par la société phos Boucrâa , pour 4 millions de tonnes d'exploitation.
Les travaux d'extension en cours dans le port de Laâyoune toucheront le quai (1800m), les digues (3200m), l'aménagement d'un terre-plein de 5 hectares et la réalisation de l'ouvrage de production d'une traversée de 300 m de long. Ils vont encourager les navires étrangers à fréquenter de plus en plus ce port .
Pour mieux préserver les ressources halieutiques des côtes marocaines, deux périodes de repos biologiques de deux mois chacune ont été instaurés en 1997.

II -Sur le plan social

1- Enseignement

Une attention particulière a été accordée par les pouvoirs publics au développement des secteurs sociaux dans les provinces du sud du Royaume. Ces dernières années, le développement social a nécessité un investissement d'un montant de 1.117 millions de dirhams.
Le programme se compose en deux tranches; une tranche qui s'est étalée sur les années 1994-1995 et dont le montant se chiffre à 10 millions de dirhams, suivi à partir de 1996 d'une autre tranche qui devrait mobiliser 1008 millions de dhs . Les projets en cours de réalisation concernent principalement l'infrastructure d'enseignement primaire et secondaire avec la construction de 10 écoles primaires à Laâyoune, une à Boujdour, deux à Smara, et cinq à Oued Eddahab. Ces écoles coûteront la somme 38,7 millions de dhs. Quand à l'enseignement secondaire, les projets en cours de réalisation ont mobilisé 59,3 millions de dirhams.
Ainsi à Laâyoune, deux établissements sont en cours de construction, de même un autre établissement est en cours de réalisation à Boujdour. Smara et Oued Eddahab comptent elles aussi deux établissements en cours de construction chacune.
A côté des établissements scolaires, il faut signaler la création d'un centre d'information et d'orientation pour l'emploi à Laâyoune ainsi que l'aménagement de terrains et locaux sportifs et d'aires de jeux.
Pour le programme qui s'écoule de 1995 à 2000, l'enseignement primaire, secondaire et supérieur draine la plus grosse part des investissements. Pas moins de 28 établissements primaires et secondaires seront construits en 5 ans dans quatre provinces du sud. La ville de Laâyoune verra, elle, la construction d'une faculté pluridisciplinaire et d'une cité universitaire .


2 - La santé

La santé a été aussi l'une des premières préoccupations. Gouvernement et collectivités locales ont octroyé depuis 1976, une partie considérable de leur budget pour renforcer ce secteur prioritaire.
Au fil des années, la région a acquis son autonomie sanitaire. En 1994, l'hôpital Hassan II a été inauguré, c'est le deuxième établissement de spécialisation du pays après celui de Rabat . Il comprend 144 lits.

3) Urbanisme

S'il est un secteur qui a connu de grandes transformations dans les villes sahariennes, c'est bien celui du processus d'urbanisation. En effet un vaste programme de construction de logements a été réalisé depuis 1975, il a donné lieu aujourd'hui, à des unités d'habitation structurant d'une façon harmonieuse les espaces urbains.
En 1976, un premier programme a été lancé dans cette voie : Il a permis la résorption de quartiers de bidonvilles en particulier à Laâyoune où 400 familles ont été relogées à Hay Al Qassam; ce nouveau quartier offre toutes les qualités du confort urbain ( électricité, eau, assainissement, voierie). Des opérations de relogement de même nature ont été réalisées à Smara, Dakhla et Boujdour.
Ainsi, le souci des pouvoirs publics de venir en aide aux catégories de populations modestes ou défavorisées a été illustré par la mise en place de nouveaux programmes. Deux actions doivent être soulignées dans ce domaine: d'une part, la construction de logements sociaux en nombre suffisant pour atténuer le déficit encore existant du parc de logements suite à une forte croissance démographique; d'autre part, la réalisation de lotissements afin d'encourager les bénéficiaires à construire eux- mêmes leur propre habitation.
En intervenant d'une manière déterminé et massive dans le secteur du bâtiment, et en particulier dans celui de l'habitat, l'Etat à conjugué ses effort avec ceux du secteur privé par la création d'entreprises locales qui ont œuvrées efficacement à la création d'un nouveau cadre de vie dans les cités sahariennes.

4) Culture et sport

Prolongeant l'action engagée en matière d'éducation et de formation, les pouvoirs publics ont multiplié les initiatives afin de créer un environnement propre à favoriser l'épanouissement des jeunes notamment à travers des activités d'ordre culturel et sportif.
Sur le plan culturel, plusieurs moyens ont été mis à leur disposition comme les salles de lecture et de documentation.
La ville de Laâyoune est équipée par ailleurs d'un Centre Culturel et d'un Palais des Congrès

5) Artisanat.

Plusieurs coopératives artisanales ont été crées groupant les artisans dans un cadre propre à leur offrir les meilleures conditions de travail. Actuellement,trois coopératives groupant 115 adhérents, fonctionnent à Laâyoune autour des activités suivantes: broderie, tapisserie, joaillerie, menuiserie, tannerie.

6) Sport

Dans ce domaine, plusieurs centres d'activités ont été aménagées: terrains de football, handball, basket-ball et de volley- ball ont été construits dans tous les centres urbains. La présence de ces équipements a incité les jeunes à se regrouper en associations au niveau des quartiers.
On dénombre également une vingtaine de clubs de football regroupant près de 500 licenciés pour l'ensemble des provinces du Sud .
L'un des club - le chabab de Saguiiat El Hamra ( Laâyoune) fait la gloire de ces provinces depuis qu'il a accédé au championnat national de première division.