l'histoire

Manoeuvres dilatoires

Manoeuvres dilatoires

Manoeuvres dilatoires du "polisario"
visant à bloquer l'opération d'identification



Depuis le 28 Août 1994, date du lancement de l'Opération d'Identification, le "polisario" n'a cessé d'adopter une attitude consistant à bloquer, ou à défaut ralentir le processus d'identification, usant de provocations et de manoeuvres dilatoires.
Le présent document fait état de certains incidents ayant provoqué l'interruption des opérations d'identification, à la fois dans les provinces sahariennes et dans les camps de Tindouf.


Le 24 novembre 1994
L'ex-vice président de la CID, l'américain Frank Rudy, de connivence avec le polisario, avait transgressé le programme, établi par la MINURSO de commun accord avec les parties, en exigeant le passage à l'audition d'une sous-fraction ne figurant pas au programme précité et dont le Maroc ne dispose pas d'un cheikh élu ou candidat non élu en 1973 et ne pouvant donc présenter qu'un notable qui a été refusé par le "polisario" (Brih Mahmoud Jdoud).


Le 16 janvier 1995
Le "polisario" a bloqué l'Opération d'Identification en exigeant la participation d'un cheikh marocain indisponible pour cause de maladie (Hammadi O.Abdelhay O.Day, des Rguibat Souaad Ahl Ba Brahim), prétendant que "les services marocains l'ont fait disparaître".
L'opération d'identification n'a repris que, 8 jours plus tard, après que la MINURSO ait officiellement constaté que ce cheikh, établi à Tarfaya, était réellement malade.


Le 31 janvier 1995
L'opération d'identification a été arrêtée au centre de Laâyoune, à 11h, sur intervention de Omar Mansour, observateur du polisario, juste après l'audition de 40 personnes sur 150 prévues pour cette journée.
Ce dernier a prétendu que le cheikh, Mohamed Salem Ould Aylal, n'est pas habilité à identifier les postulants de la sous-fraction Oulad Amar (C22), du moment qu'il appartient à la sous-fraction Ahl Ayach (C21), alors qu'il s'agit en réalité de la même sous-fraction C21/22/23.
De ce fait, Omar Mansour a demandé à la MINURSO de remplacer le Cheikh présent à Laâyoune par un autre, élu en 1973, mais ne figurant pas sur le programme adressé aux deux parties par la MINURSO en temps opportun (le 11-01-1995 et confirmé le 27-01-1995), ou bien entamer l'audition des postulants de la sous-fraction Ahl Belgacem (C23) avec la participation du cheikh, Mohamed Salem Ould Aylal.
Convaincu qu'il s'agit là d'une manoeuvre dilatoire de la part du polisario dans le but de bloquer de nouveau le processus, et après réflexion, la partie marocaine a accepté, lors d'une réunion avec M.ERIK JENSEN, la deuxième proposition.
Surpris par le comportement du cheikh, Mohamed Salem Ould Aylal, qui n'a pas exécuté, à la lettre, les directives de ses supérieurs, le polisario a cherché par cette manoeuvre à mettre fin à la mission de ce cheikh et a procédé à son rappatriement sur Tindouf.


Le 6 février 1995
L'Opération d'Identification a été interrompue, à Boujdour, à cause du refus du "polisario" d'accepter la participation du cheikh marocain (Abdellah Ahmed Bouna, Oulad Tidrarine Oulad Ali) sous pretexte que, candidat non élu en 1973, il n'avait pas obtenu un nombre suffisant de voix lors de cette élection et exigeant son remplacement par un autre cheikh marocain (Brahim Salem O.Barka, de la même tribu), également candidat non élu en 1973, mais ayant obtenu plus de voix que le premier.
Soucieux de débloquer la situation, le RSASG, Eric Jensen, a eu une rencontre, le 7 Février 1995, avec Bachir Mustapha Sayed, à Tindouf, et ont convenu de remettre à une date ultérieure, l'audition de la sous-fraction, objet du litige (Oulad Tidrarine Oulad Ali) et son remplacement par la tribu Oulad Bousbaa.


Le 23 février 1995
A Es-Smara, les observateurs du "polisario" commandent le cheikh, par des signes, pour que ce dernier refuse les postulants.Au cas où le cheikh accepte, l'observateur du "polisario" Mohamed Louali Laakik, suspend la séance, sans en réfèrer au chef du bureau et traine le cheikh à l'extérieur de la salle pour le réprimander.


Le 7 mars 1995Le polisario a fait savoir à la dernière minute que les chioukhs devant siéger à Dakhla et à Boujdour se trouvent à l'étranger et de ce fait la reprise de l'opération ne peut avoir lieu à la date prévue (07-03-1994).


Les 20 et 30 mars 1995
A Boujdour, l'observateur du "polisario", Lahritani Lahcen, s'est distingué, durant ces deux jours de l'identification de la sous-fraction Ahl Taleb Ali G31 et G32, par un comportement contraire à sa mission d'observateur, procédant, à maintes reprises, à la distribution de courrier (lettres, photos et cassettes) venant de Tindouf et déstiné aux habitants de Boujdour, perturbant, ainsi le fonctionnement de l'opération.


Le 5 avril 1995

Le comportement de l'observateur du polisario, à Es-Smara, le nommé, El Ouali Laakik, a été à l'origine de plusieurs arrêts au cours des auditions de ce jour.
Mohamed El Ouali Laakik a exigé des membres de la CID de porter leurs observations sur les fiches des auditions avant que le cheikh n'appose sa signature, ce qui est tout à fait contraire à la procédure pratiquée à ce jour, car les observations de la commission ont un caractère confidentiel.
Les responsables de la MINURSO qui se sont montrés intransigeants, ont eu des contacts avec M'hamed Khaddad pour débloquer cette situation, expliquant à l'intéressé que les observations des membres de la commission ne peuvent être divulguées aux parties.
Voyant que cette tentative a échoué face à l'intransigeance observée par les responsables de la CID, le représentant du polisario s'est retracté pour demander uniquement qu'on mentionne sur la fiche le "OUI" ou le "NON" du témoignage de leur cheikh.
Ainsi, la situation a été débloquée car la fiche établie par la MINURSO pour les témoignages oraux des chioukhs comporte d'office cette mention.


Le 10 avril 1995

L'Opération d'Identification a été interrompue à la ville de Laâyoune et au "camp Dakhla", à Tindouf. Le "polisario" prétend que son cheikh, devant être envoyé à Laâyoune, est indisponible, alors que durant la rencontre entre Eric Jensen et Bachir Mustapha Sayed, à Rabouni (7 Avril 1995), le "polisario" avait précisé que ce même cheikh était disponible (Ahmed Fal M'Hamed Mohamed Yahdih, des Izzerguiennes).
En ce qui concerne le "camp Dakhla" (Tindouf), le "polisario", qui a été avisé officiellement, par les médecins de la MINURSO, de l'indisponibilité du Cheikh marocain pour cause de maladie, n'a pas accepté la reprise de l'opération d'Identification dans ce camp avec un autre cheikh (notable) proposé par le Maroc et accepté par la MINURSO (Rguibat Oulad Moussa).


Le 20 avril 1995
Au "camp Smara", à Tindouf, l'Opération d'Identification s'est interrompue du fait que le "polisario" n'a pas accepté le fils du cheikh proposé par le Maroc (Hassanna O.Mohamed El Houcine, tribu Rguibat Oulad Moussa, sous-fraction Oulad Sidi H'Mad ou Moussa), sous prétexte qu'il n'est pas l'aîné de ses frères. N.B : le Maroc ne dispose pour cette sous-fraction ni de cheikh élu en 1973, ni de candidat non élu, et le fils aîné réclamé par le polisario se trouve justement établi dans les camps de Tindouf.


Le 24 avril 1995
La délégation du "polisario", devant opérer à Smara, a refusé de participer à l'Opération d'Identification en présence du chef du centre d'identification, le Togolais William Shippius, et l'Egyptien Salaheddine Zaki de la CID auxquels le "polisario" reproche d'être pro-marocains. William Shippius est intervenu à plusieurs reprises pour rappeler à l'ordre les observateurs "Front Polisario", Oubaid Louchaa et Mohamed El Ouali Aakik, qui saisissent toutes les occasions pour provoquer des altercations avec les observateurs marocains et interrompant ainsi l'audition des requérants.
L'Opération d'Identification a repris, le 25/5/1995, en l'absence des deux membres de la CID précités, qui ont été convoqués, à Laâyoune, pour consultation avec le RSASG, Eric Jensen.


Le 26 avril 1995

L'Opération d'Identification a été interrompue au "camp Aousserd" (Tindouf), suite au refus du "polisario" de permettre à la délégation marocaine, opérant dans ce camp, de loger avec l'autre délégation marocaine dépêchée au "camp Laâyoune".
Mettant en pratique le principe de la réciprocité (puisque l'opération a été interrompue au "camp Aousserd"), le "polisario" a rappelé sa délégation opérant à la ville de Dakhla (Maroc), interrompant ainsi l'Opération d'Identification dans cette ville.


Le 27 avril 1995
Au "camp Laâyoune" (Tindouf), l'Opération d'Identification a été interrompue car le "polisario" a transgressé le programme des auditions en présentant des listes additionnelles des requérants qui ne sont pas concernés par les auditions.
Appliquant le principe de la réciprocité (puisque l'Opération d'Identification a été interrompue au "camp Laâyoune"), le "polisario" a rappelé sa délégation opérant à la ville de Smara (Maroc), interrompant ainsi l'Opération d'Identification dans cette ville.


Le 24 mai 1995

Au camp de "Laâyoune", les personnes présentes étaient au nombre de 18 au lieu de 240 convoquées de la sous-fraction Slalka.


Le 25 mai 1995
Le "polisario" a interrompu volontairement l'Opération d'Identification au "camp Dakhla" (Tindouf), en refusant l'exécution des recommandations de la MINURSO, contenues dans sa lettre adressée aux parties, en Février 1995, qui stipulent qu'en cas de l'indisponibilité du "cheikh titulaire" (le cheikh élu en 1973, son fils aîné ou le candidat non élu en 1973 ayant obtenu le plus de voix) la partie concernée par cette indisponibilité présente une liste de trois (3) notables parmi lesquels la CID désigne un remplaçant du cheikh indisponible, et ce, après l'avis de l'autre partie, formulé obligatoirement dans un délais de 3 jours. Dans le cas présent, le Maroc, dont le cheikh titulaire est indisponible, a présenté une liste de trois notables, dans les délais réglementaires, et le "polisario" n'a pas cru devoir donner son avis, ce qui a bloqué l'Opération d'Identification au "camp de Dakhla". Le "polisario" a, non seulement, refusé de répondre à la proposition marocaine, parraînée par la CID, mais il a également mis en pratique le principe de la réciprocité, en provoquant, par le refus d'envoyer sa délégation à Boujdour, les 25, 26/5/1995 et à Dakhla, le 29/5/1995, le blocage de l'Opération d'Identification dans ces deux centres.


Le 7 juin 1995

L'Opération d'Identification ne s'est pas déroulée à Boujdour dans l'après-midi, à cause du refus de la délégation du "f.p" de siéger en l'absence de l'observateur africain le sénégalais Marcel Diouf, qui s'est déplacé à Laâyoune pour participer à une réunion avec les membres de la mission de l'ONU en visite dans la ville.


Le 21 juin 1995
- Dans le camp "Aousserd" une seule personne s'est présentée pendant toute la journée.

- L'Opération d'Identification n'a pas eu lieu, dans la matinée, à Es-Smara, du fait que le cheikh Abdati O.Sidi O.Mohamed O.Abdeljalil "f.p", n'a pas été amené par la MINURSO.


Le 7 août 1995

L'Opération d'Identification a été interrompue à Dakhla à cause de l'absence du cheikh Abdati O.Sidi O.Mohamed O.Abdeljalil "Front Polisario".


Le 16 août 1995
L'Opération d'Identification n'a pas eu lieu dans la matinée au Centre d'Es-Smara, en raison de l'arrivée en retard du Cheikh Lella O.Lahcen O.Bounnane "Front Polisario".



Le 3 octobre 1995
Le Cheikh du polisario, le nommé, Bouih M'Bouirik DAF, de la tribu Layaycha (Rguibat Charg), a refusé de siéger à la CID, Centre de Laâyoune, la matinée du 3 Octobre 1995, tant qu'il n'a vu sa fille, la nommée Anna Bouih M'Bouirik (N° MINURSO 239774). Cette dernière était, pourtant, présente dans la cour, attendant son tour pour être auditionnée.
La séance, n'a alors commencé que vers 11 h du matin.


Le 5 octobre 1995
Lors de l'audition de la fraction Fokra Ahl El Majd, au centre de Laâyoune, l'observateur du polisario, le nommé Obeid Louchaâ, a, au cours de la pause de la matinée, refusé de poursuivre l'audition des postulants sous pretexte que le rythme des auditions est trop rapide. Ce qui a provoqué l'arrêt de l'opération pendant une heure. La séance n'a pu reprendre qu'à 11,30mn pour se terminer à 12,15mn.


Le 30 octobre 1995
Les travaux de la CID au Centre d'Identification de Laâyoune n'ont pu commencer, ce jour, à cause du refus de la délégation du polisario de se soumettre aux modalités de sécurité des services concernés, à l'aéroport de Laâyoune.
Invitée par la MINURSO de remplir les formalités qui sont d'usage dans tous les pays du monde, la délégation du polisario est repartie à destination de Tindouf.


Le 3 novembre 1995
L'Opération d'Identification n'a pas eu lieu au camp Laâyoune (Lahmada) à cause de l'absence du cheikh du polisario.


Le 13 Décembre 1995
La séance d'identification tenue au camp Laâyoune (Lahmada), a été marquée par la présentation par le polisario de nombreux postulants d'origine algérienne.